1. Les loups sont entrés dans Paris


    Datte: 06/02/2026, Catégories: #dystopie, #initiatique, #occasion, #lieupublic, fh, Auteur: Maryse, Source: Revebebe

    ... la pousser en avant. Il grondait encore, les babines retroussées sur des crocs avides. À ses côtés, le loup blanc avançait, serein et apaisé.
    
    Ils marchaient côte à côte, coexistant, chacun ayant trouvé sa place. Le loup noir exprimait parfois sa faim, rappelant qu’il devait se nourrir, qu’il ne se laisserait pas museler. Mais il n’attaquait plus. La rage brute s’était muée en un appétit plus maîtrisé, moins destructeur.
    
    Sans vraiment comprendre comment, elle se retrouva devant la porte de Samuel. Le loup blanc l’encouragea d’un petit coup de museau. Ses mains tremblaient légèrement quand elle frappa, mais cette fois, sa décision était prise.
    
    Son ami lui ouvrit presque aussitôt, ses yeux bruns l’accueillant avec une surprise teintée de douceur.
    
    — Elvire… Je ne m’attendais pas à te voir.
    — N’était-ce pas évident ? Il m’a fallu plus de temps que toi pour le voir, mais à tes côtés, j’ai appris, murmura-t-elle, pleine de reconnaissance, un sourire tendre aux lèvres.
    
    Il s’effaça pour la laisser entrer, sans plus attendre, sans poser de questions. L’appartement exhalait cette chaleur tranquille, si caractéristique de son ami. Il referma la porte derrière elle, son regard cherchant le sien avec une bienveillance désarmante.
    
    Le silence s’installa entre eux, mais ce n’était plus ce gouffre glacé qui l’avait jadis terrifiée. Il y avait une harmonie dans cette attente, une connivence intime dans ce moment suspendu. Un équilibre nouveau qui occultait son besoin de ...
    ... fuir.
    
    Sans réfléchir davantage, elle s’avança vers lui, ses doigts trouvant le chemin de sa nuque. Leurs lèvres se rejoignirent avec une douceur inédite pour elle.
    
    Ses étreintes passées avaient été précipitées, brutales, insatiables. Celle-ci était une caresse lente, une exploration paisible. Le loup noir haletait toujours en elle, mais sans violence. Son désir se mêlait à quelque chose de plus profond, de plus serein comme s’il se nourrissait de ce que lui donnait le loup blanc.
    
    Leurs vêtements glissèrent sur le sol sans brusquerie. Comme une douce et lente découverte échangée. Leurs corps s’embrassèrent, cherchant à s’accorder plutôt qu’à se dévorer. Elvire ne cherchait plus l’extinction ou l’oubli, mais l’union véritable, celle qui se donne, qui se partage. Et non qui se prend.
    
    Chaque baiser, une promesse. Chaque souffle, une offrande. Et lorsqu’ils s’abandonnèrent enfin l’un à l’autre, ce fut sans peur, sans violence. Une communion, d’abord lente, leurs mains accrochées, leurs regards complices, leurs corps s’apprivoisant. Puis, peu à peu, leurs mouvements s’accélérèrent, portés par la même ardeur, les emmenant tout droit vers la complétude, vers ce plaisir absolu que leur plénitude rendait toujours plus incandescent.
    
    Elle sentait en elle la présence des deux loups. Le noir, grondant mais contenu comme un feu maîtrisé. Et le blanc, serein, apaisant, sa douceur venant tempérer la faim de son jumeau.
    
    Samuel gémit, son souffle haletant contre sa peau. Elvire ...