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Captive de Leurs Désirs - Chap 01
Datte: 31/01/2026, Catégories: Non Consentement / À contre-cœur Auteur: APVapv, Source: Literotica
... mots. Clairs. Calmes. Pris entre deux souffles : -- Oui... j'aime ça. -- Je suis à vous. -- Je veux encore. La blondasse se fige. Son visage pâlit. Sa gorge se serre. On voit ses mains trembler un peu. Je baisse le son. Et je murmure, près de son oreille : -- Tu es magnifique. On en a des heures... Elle reste silencieuse. -- On t'écrira. Et quand l'un de nous t'appellera, tu répondras. Tu feras exactement ce qu'on te dira. Je marque un silence. Elle me fixe, incapable de parler. -- Sinon... ces vidéos seront envoyées. Partout. Sur les réseaux. À tous tes contacts. On les a. Un par un. Nom, mail, numéro. Elle ferme les yeux, comme pour fuir ce qui va suivre. La portière s'ouvre dans un souffle. Elle descend, les jambes de verre, le cœur aux fers. Libre, en apparence. Mais tenue, jusqu'à la moelle. * * Elle descend de la voiture dans un silence qui semble étirer le temps, ses talons accrochent à peine le bitume, comme si la terre elle-même refusait de la reprendre. Ses jambes fléchissent, vacillent sous son propre poids, son équilibre se rompt un instant avant de se reprendre, fragile, incertain. Ses bras pendent de chaque côté de son corps, lourds comme après un orage, son sac tombe contre sa hanche, vide, inutile, sa robe flotte autour d'elle, trop large désormais pour contenir ce ...
... qu'elle a traversé. Elle avance lentement, pas après pas, comme si chacun d'eux lui était imposé, comme si le sol sous ses pieds pouvait encore décider de s'effondrer. Sa démarche est étrange, flottante, étrangère à elle-même, et derrière elle, le véhicule redémarre dans un souffle discret, presque respectueux, comme s'il quittait les lieux d'un crime sans bruit. Elle est seule. Rien ne la retient. Aucun lien, aucun bracelet, aucune main. Elle est libre. Officiellement. Mais elle le sait. Ils l'ont. Chaque pas la ramène vers sa maison. La rue est calme. Le jour vient à peine de se lever. Rien ne bouge. Comme si rien ne s'était passé. Comme si elle pouvait simplement rentrer et reprendre le fil. Valérie monte les marches. Insère la clé. Tourne lentement. Entre. Silence. Tout est exactement comme elle l'avait laissé. La femme referme la porte derrière elle. Dos contre le bois. Son souffle se brise. Puis elle glisse, doucement, jusqu'au sol. Elle s'assoit là, au pied de sa propre porte. Tremblante. Vidée. Ses mains sur ses genoux. Son front contre le mur. Elle n'ose pas bouger. Elle ne regarde pas autour. Elle ne monte pas à l'étage. Parce qu'elle sait. Elle ne pourra pas se regarder dans le miroir. Pas maintenant. Peut-être jamais. * Je suis seule avec ma honte. (à suivre : où Valérie sera rappellée)