-
Partie à trois
Datte: 30/01/2026, Catégories: #revebebe, #personnages, #couple, #groupe, fhh, amour, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
... le long de ses bras. Ce simple geste la ramena brutalement à elle-même. Elle voulut protester. Dire non. Mettre fin à cette folie. Mais déjà les paumes de Régis – sûres et ensorcelantes – s’aventuraient sur son dos nu. Elle défaillit. Elle gémit. Elle aurait dû s’arrêter là. Mais, son corps, éperdu de désir, réclamait plus. Elle sentit le tissu couler le long de ses hanches. Elle n’eut pas le temps de le retenir. Déjà, il tombait dans un bruissement troublant à ses pieds. Lorsqu’il se pencha sur sa poitrine, tendue à l’extrême, douloureusement sensible, une fulgurance la traversa. Un gémissement rauque lui échappa. Elle bascula. Propulsée dans un monde où seul comptait le plaisir. Le sien. Le leur. La bouche de Régis, sa langue, embrasait son téton offert et la faisait haleter. Elle n’était plus que sensations pures : ondes, frissons, vertige. La passion enivrante. La bouche dévorante. La virilité pressante contre son ventre. L’appel charnel. Tout en elle appelait la fusion de leurs corps. Non. Elle ne devait pas. Elle ne pouvait pas. Qu’était-elle en train de faire ? Les pensées s’entrechoquaient. Elle se déchirait en deux. Une part d’elle voulait fuir. L’autre brûlait de succomber. Elle n’était pas cette femme-là. Pas une fille facile. Elle était Maryse. Une femme rangée. L’épouse de Jean. Mais si l’épouse tremblait, la femme flambait. Elle n’avait plus la force ni l’envie de lutter contre elle-même. Rien qu’une fois. Rien que ...
... cette fois. Elle capitula, se laissant absorber par le corps d’homme qui épousait le sien. Elle se cambra instinctivement, plaqua son ventre brûlant contre le sien. Leur étreinte s’intensifiait, se précisait, irrésistible. Les baisers devenaient plus avides. Ses mains, désormais fiévreuses, caressaient le dos musclé de Régis. Elle se dissolvait dans un éblouissement sans fin. Et puis – un bruit. Des pas. Lents. Prudents… Ceux de quelqu’un qui descendait l’escalier à tâtons, dans le noir. Elle se figea. — Jean… souffla-t-elle, d’une voix étranglée. Régis s’immobilisa à son tour. Ils se regardèrent une fraction de seconde. Puis, sans un mot, elle se dégagea brusquement. Ramassa à la hâte sa chemise de nuit gisant à ses pieds et l’enfila comme elle put, les mains tremblantes. Un instant plus tard, la silhouette de son mari se découpa dans l’obscurité. Elle redressa le menton, s’efforça d’adopter une attitude désinvolte. — Je… je ne trouvais pas le sommeil, balbutia-t-elle. Je suis descendue boire un verre d’eau. Jean la fixa. Longtemps. Puis un sourire imperceptible effleura ses lèvres. Indéfinissable. Ni chaleureux ni ironique. Une réaction qui la plaça sur des charbons ardents. Incapable d’affronter plus longtemps ce face-à-face angoissant, elle battit en retraite. — Je remonte me coucher, murmura-t-elle. Il hocha la tête, mais ne la suivit pas. Pour ne pas se trahir, elle gravit l’escalier d’un pas qu’elle voulait léger. Mais, à ...