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Partie à trois
Datte: 30/01/2026, Catégories: #revebebe, #personnages, #couple, #groupe, fhh, amour, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
... pièce de théâtre dont les deux autres connaissaient déjà le scénario. À bout de nerfs, elle se redressa sans bruit, glissa les jambes hors du lit. Jean ne bougea pas. Son souffle était régulier. Désespérément régulier. Elle sortit de la chambre, longea le couloir jusqu’à l’escalier et le descendit à pas feutrés. Les marches en bois craquaient à peine sous ses pieds nus. Arrivée au rez-de-chaussée, elle heurta quelque chose… Quelqu’un… Une masse chaude, vivante. Des bras se refermèrent sur elle. Tous ses sens lui affirmèrent. C’était lui ! — Régis… murmura-t-elle, la gorge nouée. — Je ne t’ai pas fait mal ? dit-il doucement, en la retenant contre lui. Son cœur s’emballa. Ses tempes bourdonnaient. Tout son corps chavirait déjà, malgré elle. La chaleur. L’odeur. L’émanation virile de cet homme si singulier. Si différent de Jean. Elle vacilla, prisonnière des bras dont elle ne cherchait même pas à se libérer. — Je vais bien… Vous pouvez me lâcher. Une ultime tentative. Sans conviction. Pour sauver les apparences. Il resserra son étreinte. Son torse pressait sa poitrine, son bassin était plaqué au sien. Proches, trop proches. Une onde incandescente se répandit partout en elle, trop rapide pour être contenue. Silencieux. Juste leurs respirations entremêlées. Sa raison hurlait encore, trop faible pour être entendue par son corps déjà conquis. — À quoi bon lutter ? murmura-t-il. C’est plus fort que nous. Était-ce vraiment inévitable ? Se ...
... laisser glisser, docilement, sur cette pente douce et périlleuse. Juste pour voir jusqu’où l’interdit pouvait la conduire. Après tout, elle ne serait ni la première ni la dernière femme à se laisser tenter. Elle restait là, frémissante. Lovée contre lui. Enveloppée de sa présence obsédante. À un doigt – même pas, à un rien – de céder. Elle sursauta lorsqu’un frôlement effleura la courbe de son menton. Elle frissonna. Une fièvre délicieuse déferla en elle. Prit le contrôle. Son ventre se mit à bouillonner, sa respiration s’accéléra. Sa bouche s’entrouvrit malgré elle, dans une supplique muette, coupable. Alors vinrent les baisers. D’abord discrets. Presque furtifs. Comme une invitation silencieuse. Puis plus assurés. Plus insatiables. Le long de sa joue. Au coin de ses lèvres. Puis, il l’embrassa. Vraiment. Elle fut happée. Aspirée par cette pression à la fois douce et ardente. Alors elle lâcha prise, comme on se laisse emporter par une vague trop forte pour être combattue. Tout vacilla, consumé par ce feu qu’elle ne maîtrisait plus. Elle s’agrippa à lui. Ne savait plus où elle était, ce qu’elle voulait – si ce n’est cette étreinte. Cette émotion. Ce vertige. Et pourtant, au plus fort du trouble, une pensée surgit. Jean. Leur vie. Le serment. Elle tenta de se dégager. De résister. De se convaincre qu’il était encore temps. Régis ne lui en laissa pas la possibilité. D’un effleurement délicat, il fit glisser les fines bretelles de sa chemise de nuit ...