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Partie à trois
Datte: 30/01/2026, Catégories: #revebebe, #personnages, #couple, #groupe, fhh, amour, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
Acte 1 : le trouble Dès qu’elle l’aperçut sur le perron, son souffle se coupa net. Son cœur s’emballa. Jamais elle n’avait vu un homme aussi saisissant. Un frisson lui remonta le dos. Ce visage aux traits fermes, à la bouche sensuelle, était encadré de cheveux argentés qui captaient la lumière. Sa carrure athlétique, sa prestance virile, tout en lui respirait une assurance presque insolente. Sa maturité assumée ne faisait qu’accentuer son magnétisme. Il devait avoir la quarantaine, peut-être plus. Mais sa vitalité brouillait toute certitude. Il le savait. Et il en jouait – sans forcer, juste pour que le charme s’installe. Elle tenta de reprendre le contrôle de ses émotions, en vain. Le regard troublant la clouait sur place ; impossible de réagir, de trouver la bonne distance. Il avait cette manière d’occuper l’espace, naturelle et souveraine, comme s’il était chez lui partout – ici comme ailleurs. Comme la vie devait être simple quand on possédait une telle aisance en soi, se surprit-elle à songer. — Tu es Maryse, n’est-ce pas ? Elle sursauta, prise de court. Comment connaissait-il son prénom ? — Tu es bien comme Jean t’a décrite… Je suis ravi de faire ta connaissance. Il connaissait donc son mari. Mais cela ne suffisait pas à la détendre : les questions continuaient à se bousculer en elle, et cette sourde tension lui comprimait toujours le ventre. Mal à l’aise, sur la défensive, elle lui lança un coup d’œil en biais. Le mystérieux visiteur arborait un ...
... air parfaitement inoffensif, presque doux. Mais ses yeux, eux, exploraient son corps sans détour. Trop insistants pour être innocents. Trop baladeurs pour être spontanés. Elle aurait juré sentir sur sa peau le picotement que laissait leur passage. Cela la perturba. D’ordinaire, elle remettait sèchement à leur place les hommes trop entreprenants. Mais là… elle s’en sentait incapable. Parce qu’il était un proche de son époux ? Peut-être même un ami intime. Dans un mouvement involontaire, elle baissa les yeux, détourna la tête, désarçonnée par cet affolement insidieux qui ébranlait sa contenance. Jamais elle ne s’était sentie aussi désemparée. Vulnérable, même. Comment pouvait-elle se comporter de façon aussi puérile ? Elle avait l’étrange impression de revivre une scène d’adolescente : regards suspendus, gestes retenus, souffle ralenti, cœur battant. C’était absurde… Et pourtant, c’était ce qui lui arrivait. — Je m’appelle Régis… Tout s’éclaira. Il était le Régis dont Jean lui avait tant parlé : plus qu’un ami, un mentor. Celui que son mari admirait tant. Et comment aurait-il pu en être autrement ? Il dégageait une autorité naturelle, presque conquérante. Il s’imposait sans effort, avec cette aisance propre à ceux qui se savent irrésistibles. Un homme marquant, qui avait sans doute séduit des dizaines de femmes, peut-être plus. Le genre d’homme qu’on rêve de côtoyer qu’une seule nuit. Pas davantage. À moins d’être inconsciente – ou prête à tout perdre. — Tu me ...