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Partie à trois
Datte: 30/01/2026, Catégories: #revebebe, #personnages, #couple, #groupe, fhh, amour, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
... laisses entrer ? La question la ramena brusquement à ses devoirs de maîtresse de maison. Jean n’allait pas tarder. Il avait sans doute oublié de la prévenir. Elle n’avait rien préparé : ni le dîner ni la chambre d’amis. Dépassée par les évènements, troublée, elle s’écarta en silence, ne sachant que faire d’autre. Régis entra sans se faire prier. Il posa son sac de voyage en cuir dans le vestibule, aussi naturellement que s’il était chez lui. Il s’arrêta un instant devant un tableau, le redressa d’un geste machinal. Du bout du doigt, Il parcourut le bord de la console en bois et métal, puis déplaça imperceptiblement la coupelle à clés. — Charmant, dit-il simplement. Elle referma la porte. Régis ne manifestait ni surprise ni hésitation. Comme si les lieux lui étaient familiers. — On s’embrasse ? Elle n’eut pas le temps de répondre. Il lui prit les mains, les enferma dans les siennes. Le geste aurait pu sembler anodin. Mais la pression était trop ferme pour ne pas être délibérée. Une chaleur étrange irradia des points de contact, remonta lentement le long de ses bras. Elle en eut le vertige. Il la regardait intensément. Sans un mot. Comme si tout avait été dit. D’ordinaire, elle aurait refusé. Reculé. Prétexté quelque chose. Mais là… elle resta immobile. Peut-être parce qu’elle n’en avait pas la force. Ou parce qu’une partie d’elle-même désirait savoir ce qui allait suivre. Les légers effleurements des pouces sur sa peau s’infiltraient en elle comme ...
... un poison subtil, tentateur. Elle tremblait légèrement. Son corps ne lui obéissait plus. Mais le voulait-elle vraiment ? Elle restait là, figée. Hypnotisée. Captive. Régis lui relâcha les mains pour poser les siennes sur ses épaules. Elle voulut reculer, se dérober. Mais il y avait un mur dans son dos. Elle était piégée. Il repoussa une mèche sur son front. — Nous pouvons nous faire la bise, non ? insista-t-il, dans un murmure. Nous ne sommes pas des étrangers… même si nous ne nous connaissons pas encore. Il l’attira doucement contre lui. Quand ses lèvres effleurèrent son front, son pouls s’emballa. Sous le fin tissu de sa robe, sa peau devint hypersensible, en alerte. Une goutte de sueur glissa lentement entre ses omoplates. — Je… heu… balbutia-t-elle, en pleine tourmente. Dans un sursaut, elle se redressa légèrement, tentant de retrouver un semblant de lucidité. Que voulait-il dire ? Qu’ils n’étaient pas des étrangers ? Était-ce une simple formule ? Ou une insinuation ? Pourquoi ce ton enjôleur, cette manière d’agir comme s’ils se connaissaient depuis toujours ? Ses pensées s’évaporèrent lorsqu’il se rapprocha davantage et que sa barbe naissante effleura sa joue. — Je suis vraiment heureux de faire ta connaissance, Maryse, souffla-t-il à son oreille. Jean m’a tellement parlé de toi. Elle ne pouvait pas répondre. Tout son être vibrait de cette proximité. Elle ne maîtrisait plus rien. Elle n’avait jamais connu pareille sensation. Régis déclenchait en elle ...