1. Moule à beaufres


    Datte: 26/07/2019, Catégories: f, ffh, jeunes, alliance, vacances, forêt, Voyeur / Exhib / Nudisme noculotte, Masturbation préservati, pénétratio, Humour Auteur: Mirtylle, Source: Revebebe

    ... mais on s’en accommode parce que ce sont des vacances à la campagne et que ça nous change de la ville. Et puis, c’est pas cher.
    
    J’ai déjà essayé de me défiler, mais sans trop insister. Ces dernières années, je n’y reste pas tout le mois parce que fin août, j’ai souvent des examens à préparer et c’est un bon prétexte pour rentrer plus tôt. Maintenant que je suis en passe d’atteindre mes vingt ans, je pourrais dire « niet » et aller où je veux, mais c’est vrai que ça leur fait plaisir, à papa et maman, d’avoir toute la famille autour d’eux pendant au moins une semaine.
    
    Chaque couple a son coin : les parents à l’étage et moi ma chambre sous la toiture, une chambre que j’occupe seule à présent puisque mes soeurs sont mariées. Les lits sont encore là, mais je préfère le mien. Un caprice. Un lit à baldaquin qu’on avait acquis pour une croûte de pain l’année de mes seize ans et qu’on avait transbahuté là-haut en suant comme des bœufs et en s’écorchant les doigts dans la cage d’escalier.
    
    On a aménagé pour Patricia et Pascal le rez-de-chaussée où logeaient autrefois les bestiaux : un trois-pièces aussi bas de plafond que mon beau-frère et aux minuscules fenêtres aussi avares en lumière que ma sœur en affaires.
    
    Finalement, Colette et Cyrille, qui n’ont plus un radis après leur voyage de noces du printemps et l’achat à crédit de leur nouvel appartement en banlieue, ont été tout heureux de se laisser offrir une quinzaine d’air campagnard dans l’annexe dont on avait viré ...
    ... l’auge à cochons et les cages à lapins. Ils ont leur living là-bas et leur chambre juste à côté où ils accèdent par une porte basse. Les chiottes et la salle d’eau sont encore à aménager dans un coin qu’on rognera sur la grange et le garage. En attendant, les ablutions des tourtereaux sont tolérées chez Patricia.
    
    Nos parents et moi, on est les mieux logés. Le séjour est correct, la cuisine bien équipée et la salle de bain pas trop moche. J’ai pas de mari, pas de petit ami, et tant que ce sera comme ça, j’aurai ma piaule dans les combles et accès à la meilleure partie de la bicoque. Cool !
    
    Ces dernières années, je passais les vacances à rôder au camping voisin : dix minutes de bicyclette pour y descendre, vingt-cinq pour en remonter. Quelques copains et copines y revenaient chaque été et j’arrivais toujours bien à m’offrir un flirt. En plus, il y a une piscine, une cafèt’ et quelques jeux. Mais cette année, « je ne le sens pas », comme on dit. Le vélo traîne dans un coin du garage, le ping-pong ne me tente plus et les ablutions dans une piscine avec des gamins qui braillent autour de moi ne font plus partie de mon monde. C’est sûrement parce que j’aurai vingt ans dans quelques jours. Je me dis juste que je descendrais bien à la cafèt’, mais le courage me manque pour en remonter en poussant sur des pédales. Moralité : je ne fous rien.
    
    J’ai arrangé un petit coin dans le pavillon de jardin, entre la tondeuse à gazon et les manches des outils : une caisse en bois pour poser ...
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