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Ne jamais désespérer
Datte: 06/04/2025, Catégories: fh, hplusag, jeunes, extracon, voisins, campagne, rencontre, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... pyjama pour faire plaisir à ma femme et à son goût des convenances, mais maintenant, je ressens comme un espace de liberté dans ce lit où je peux me toucher la queue quand j’en ai envie. Bref, elle était nue elle aussi et elle s’est aussitôt collée contre moi. — Je peux te parler ? Doucement, sans que tu répondes, pour que je ne perde pas le fil. C’était une nouvelle épreuve. Dieu peut-être voulait que je résiste ou je ne sais quoi, et après, je serai récompensé. Je suis resté tétanisé, comme un morceau de bois, et je n’ai rien dit. Le cœur ne s’était pas calmé, et le bambou non plus. Elle a posé sa main sur ma poitrine, une petite main froide après son ventre brûlant contre mon flanc, et sa tête sur mon épaule. — Quand j’étais enfant, a-t-elle commencé, j’étais une petite fille moche et dodue. Alors, à l’adolescence, quand tous les hommes ont commencé à me dire que j’étais belle et qu’ils me voulaient, je n’ai pas compris. Je n’avais pas changé. J’étais toujours la même personne, moche et pas intéressante, mais les hommes ne semblaient plus me voir comme j’étais, ils voyaient des nichons et une chatte et ne cherchaient pas qui était derrière. C’était compliqué et j’ai paniqué. J’ai fait des fugues, j’ai traîné avec des drogués parce qu’ils n’avaient pas les yeux en face des trous, alors ils ne me regardaient pas et me laissaient tranquille. J’ai essayé de rencontrer des femmes, d’avoir des amies, mais les féministes me méprisaient parce que j’étais trop jolie ...
... pour être des leurs, et puis je comprenais lentement, tu sais, alors elles me prenaient pour une bimbo idiote et elles me rejetaient. Ce n’est pas de la paranoïa, tu sais, c’est arrivé plusieurs fois. Même à la coloc, c’est arrivé. Et puis j’ai atterri chez toi, Antoine, et tu es le premier, je te jure, le premier à t’occuper de la personne que je suis, sans en faire trop, sans rien attendre en retour. C’était comme dans un rêve, tu sais. Tu es un homme extraordinaire, Antoine et moi, je suis une conne et je n’ai pas pensé à toi, à ce que tu vivais pendant ce temps avec la petite dinde qui envahit ton espace. Alors ce matin, j’ai eu affreusement honte. Je ne l’ai pas dit. Je trouve que s’excuser et dire : « J’ai honte » c’est nul. Quand le mal est fait, il est fait, mais si tu veux que je m’excuse, je peux. Maintenant, je vais te dire quelque chose que tu dois croire. Ce matin, j’étais heureuse en me levant parce que j’allais te retrouver, et en descendant l’escalier j’y pensais et me disais que j’étais en train de tomber amoureuse. Voilà, c’est dit, Antoine, je suis amoureuse de toi. Je viens dans ton lit parce que pour la première fois de ma vie, je suis amoureuse d’un homme. Je voyais bien ce matin que tu me regardais comme un type affamé à qui on présente un hamburger, mais ça me faisait plaisir, je n’avais pas peur de toi alors je te montrais mes fesses en ouvrant le placard du haut, ça me faisait chaud partout de te les montrer. Maintenant, j’ai tout dit et je suis toute ...