1. Ne jamais désespérer


    Datte: 06/04/2025, Catégories: fh, hplusag, jeunes, extracon, voisins, campagne, rencontre, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe

    ... ne fallait pas accuser qui que ce soit quand on ne savait rien. Je ne parlai évidemment pas de Lucie et réussis même à lui placer que si un jour elle avait un souci et que Jean-Luc était absent, elle pouvait toujours frapper à ma porte et que je me ferais un plaisir de lui venir en aide. On ne sait jamais, ce pourrait être l’occasion d’un rapprochement, cela, je ne le dis pas.
    
    En rentrant après mes travaux bucoliques, je trouvais ma protégée sur le canapé, l’air sombre.
    
    — Je vais partir, dit-elle dès qu’elle me vit, ne vous inquiétez pas. C’est juste que je ne sais pas où aller. Je n’ai pas de fric et il n’est pas question que je retourne chez ma mère. Elle serait trop contente.
    — Lucie, que ce soit bien clair : la chambre où tu as dormi est inoccupée. Tu peux y rester autant que tu veux. J’ai l’impression que tu as besoin de temps pour y voir clair alors profite de cette pause pour réfléchir à un projet. Vu ce que tu manges, de toute manière, tu ne vas pas me coûter cher en nourriture.
    
    Elle me sourit pour la première fois depuis qu’elle était entrée chez moi. C’était ce sourire que j’évitais avant, quand je la croisais. Le sourire de Lucie était comme un lever de soleil, comme une promesse de jours meilleurs. On en sentait la chaleur et on remerciait Dieu d’avoir créé quelque chose d’aussi beau. Cette fois-ci, j’avais l’impression d’avoir mérité ce sourire, je l’affrontai bien en face et je m’y plongeai comme dans un bain moussant.
    
    — J’ai faim ! dit-elle. Et ...
    ... nous éclatâmes de rire tous les deux.
    
    Nous passâmes ensuite quelques jours agréables, apprenant à nous connaître, discutant de tout et de rien. Lucie m’expliqua comment elle était passée de la coloc à l’appartement de Thomas. Un soir où elle était ivre, elle s’était retrouvée dans le lit du jeune homme sans savoir comment, et ensuite elle n’avait jamais osé lui dire que leur relation était née du hasard et n’existait pas. Thomas était emporté, passionné, jaloux et elle n’avait jamais su dire non, jusqu’à ce que cela devienne un enfer. Elle aimait marcher avec moi dans la montagne. Je n’avais jamais vu une jeune femme aussi ignorante et aussi avide d’apprendre. Je lui montrais les plantes, les oiseaux, les nuages. Le soir, sur internet, on cherchait ensemble des formations et les moyens qu’elle aurait pour se les faire payer. Cela dura sans un nuage jusqu’à mon explosion un matin.
    
    J’étais debout depuis des heures quand elle arriva dans la cuisine. Elle portait à nouveau ce tee-shirt un peu long qu’elle avait à son arrivée. Je l’avais lavé, détaché le sang à l’eau froide, frotté. Elle était joyeuse ce matin-là, parlant et virevoltant dans la cuisine, me regardant à peine. Ses seins s’agitaient sous le tee-shirt et le tissu cachait difficilement sa touffe. En tout cas, quand elle prit les céréales dans le placard, j’eus une vision parfaite sur ses fesses rondes et fermes. C’était trop.
    
    — Lucie, dis-je en interrompant son bavardage, je suis quoi, moi ? Un eunuque, une ...
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