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Ne jamais désespérer
Datte: 06/04/2025, Catégories: fh, hplusag, jeunes, extracon, voisins, campagne, rencontre, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... l’avais convaincue de passer voir ses parents avant de rejoindre l’école. Elle ne les avait pas vus depuis deux ans et je ne crois pas qu’ils méritaient son silence. Ils avaient quand même fait une jolie petite chose. On a fait une dernière balade au soleil, jusqu’à la chapelle Saint-Médard, une toute petite chapelle posée sur une crête et d’où on voit les sommets inaccessibles d’un côté et la plaine à nos pieds de l’autre. On s’est embrassé très longtemps devant la chapelle. Le lendemain, j’étais seul à regarder mon salon vide. J’écoutais Damien Saez et il ne me remontait pas le moral. Je suis sorti dans le jardin que j’avais plus ou moins abandonné. Ma voisine devait me guetter parce qu’elle est sortie pour voir si son linge était sec quelques instants plus tard. — On ne te voit plus, m’a-t-elle dit. — Tu sais, j’avais une nièce à la maison, il fallait bien que je m’en occupe. — Une nièce… À d’autres, Antoine ! a-t-elle répondu avec un air entendu. Tout le monde sait que c’est une fille de la coloc. Michel l’a bien reconnue. Comment voulez-vous cacher quoi que ce soit dans ce village ? Mais je refusai d’avouer. — C’est vrai. On ne peut rien te cacher. Je l’héberge depuis la nuit où les gendarmes sont venus. C’est moi qui les avais appelés. Tu parles d’une histoire, mais je ne peux pas te raconter ça dans le jardin. Viens prendre le thé, je te dirais ce qui s’est passé. On s’est retrouvés dans mon salon. Elle portait une jupe un peu serrée qui remontait ...
... sur ses cuisses, elle était toute contente d’être invitée chez moi et j’en étais malheureusement certain, elle ne pensait pas à mal. Je lui ai raconté l’histoire en dramatisant au maximum, en disant le danger qu’avait couru cette jeune femme pendant toute cette période, car l’agresseur rôdait toujours. Elle sirotait son thé avec sa jolie bouche, elle ouvrait ses grands yeux et me regardait avec amitié, commentant mes propos de « Eh bien dis donc » ou de « Elle a eu de la chance de tomber sur toi ». Puis nous avons fini le thé en silence et j’ai pris mon courage à deux mains. Il faut dire que Lucie avait changé deux choses : elle m’avait redonné confiance en moi, me répétant si souvent que j’étais un amant exceptionnel que j’avais fini par y croire et elle m’avait redonné le goût du sexe. — Et toi, Christine, ça va ? Quand tu es sortie ce matin, j’ai bien vu que tu avais envie de parler. — Oh, c’est toujours pareil, tu sais. Mon lourdaud bricole dans son garage, va à la chasse avec ses copains, et moi je tourne un peu en rond. — Tu sais quoi ? Tu devrais prendre un amant. Elle rit, sans répondre. — Quoi ? insistai-je. C’est sérieux. Il faut s’organiser, prendre des rendez-vous secrets, se faire belle. C’est une activité à plein temps. — Quel idiot tu fais, Antoine ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire d’amant ? Je suis vieille et grosse, tu n’as pas vu ? Et surtout, je suis une femme honnête. — Mmh. — Quoi ? — Tu n’es pas vieille, pas si grosse que ça et je ...