1. Deux femmes de lettres


    Datte: 22/03/2025, Catégories: fh, ff, fbi, fplusag, extracon, médical, nympho, laid(e)s, hotel, voyage, amour, dispute, nonéro, poésie, portrait, historique, chronique, historiqu, Auteur: OlgaT, Source: Revebebe

    ... Bade et Sand à Nohant. Quant à Pagello, il refusa de suivre sa maîtresse et reste dans la capitale. Depuis l’Allemagne, Musset envoyait des lettres enflammées à George Sand, qui renoua avec le poète à son retour en France, le 20 octobre 1834. Pagello, jaloux, repartit pour l’Italie.
    
    La passion de Sand et de Musset était destructrice. Musset rompit le premier, le 9 novembre 1834 et ne répondait plus aux lettres de son amante. Celle-ci décida alors de couper sa magnifique chevelure et de lui envoyer cette preuve de son amour et de son chagrin.
    
    Au début du mois de janvier 1835, Sand et Musset renouèrent, une fois de plus, leur idylle et le 14 janvier, Sand, triomphante, écrivit au poète Alfred Tattet (1809-1856), ami et confident de Musset : « Alfred est redevenu mon amant ». Leur relation se poursuivit, orageuse, marquée par des plaintes, des remontrances, des récriminations, jusqu’à leur rupture définitive le 6 mars 1835, mais, cette fois-ci, à l’initiative de George Sand.
    
    Cette relation terrible et romantique inspira à George Sand les trois premières « Lettres d’un voyageur » et à Musset « La Confession d’un enfant du siècle ».
    
    George Sand ne resta pas longtemps inconsolable. Elle reprit aussitôt sa vie de femme libre. Elle portait désormais une redingote, un pantalon et un chapeau. Elle écrivait jour et nuit. Elle continua à mener une vie mondaine et à recevoir d’illustres personnages de son siècle : Flaubert, Delacroix, Dumas. Certains devinrent ses amants le ...
    ... temps d’une nuit.
    
    Les rapports avec son mari, Casimir Dudevant, se dégradèrent encore, à cause du train de vie dispendieux de Casimir. Des amis lui recommandèrent le célèbre avocat républicain Louis Michel, plus connu sous le pseudonyme de Michel de Bourges (1797-1853), pour obtenir une séparation définitive avec le baron Dudevant.
    
    La séduction fut réciproque : en mai 1835, se retrouvant à Paris, ils devinrent amants. Avec Musset, la passion fut romantique. Avec Michel de Bourges, elle fut politique. Michel convertit George Sand, déjà sensible aux opinions républicaines, aux idées du socialisme utopique.
    
    Michel gagna le procès en séparation de George Sand, au terme d’une longue procédure, le 16 février 1836. Il ne tint pas sa promesse de vivre avec elle, car, marié, il ne voulut pas quitter son épouse. Leur rupture intervint en juin 1837.
    
    George Sand se réfugia alors dans des liaisons éphémères : Félicien Mallefille, le précepteur de son fils Maurice, l’écrivain suisse Charles Didier (1805-1864) ou l’acteur Pierre Bocage (1799-1862).
    
    Malgré sa rupture avec Michel de Bourges, George Sand continua à défendre des idées socialistes, celles de Lamennais ou encore de Pierre Leroux.
    
    C’est alors qu’elle vécut une nouvelle grande passion, en rencontrant, par l’intermédiaire de Franz Liszt et de Marie d’Agoult, le compositeur polonais Frédéric Chopin (1810-1849). Leur liaison commença au mois de juin 1838. George Sand et Frédéric Chopin, c’est en fait une histoire ...
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