1. Deux femmes de lettres


    Datte: 22/03/2025, Catégories: fh, ff, fbi, fplusag, extracon, médical, nympho, laid(e)s, hotel, voyage, amour, dispute, nonéro, poésie, portrait, historique, chronique, historiqu, Auteur: OlgaT, Source: Revebebe

    ... semblent attester d’une amitié particulière. Ainsi le 18 mars 1833, George Sand écrivit à Marie Dorval : « Je ne peux vous voir aujourd’hui, ma chérie. Je n’ai pas tant de bonheur. Lundi, matin ou soir, au théâtre ou dans votre lit, il faudra que j’aille vous embrasser, madame, ou que je fasse quelque folie. Je travaille comme un forçat, ce sera ma récompense. Adieu, belle entre toutes » et Marie de lui répondre : « Vous êtes une méchante et je comptais bien sur le bonheur de vous avoir toute la soirée dans ma loge. Nous aurions vite dîné, à cinq heures, et nous serions parties ensemble. Voyons, tâchez. Je vous ai vue hier toute la soirée, je vous ai regardée sans rencontrer vos yeux. Vous aviez l’air d’une boudeuse. C’est moi qui viendrai vous voir demain matin. »
    
    Cette relation fit beaucoup parler. Son ami, le critique Gustave Planche (1808-1857) écrivit à Sand de se méfier de cette « dangereuse amitié », tandis que le poète Alfred de Vigny, amant de Dorval, mit en garde la comédienne : « j’ai défendu à Marie de répondre à cette Sapho » !
    
    En juin 1833, George Sand rencontra le poète Alfred de Musset (1810-1857). Fin juillet, ils devinrent amants et Musset s’installa chez George Sand.
    
    La liaison avec Musset est le premier des célèbres amours romantiques qui viennent à l’esprit quand on pense à George Sand. Leur liaison tumultueuse fait inévitablement songer à ces vers de Musset, dans son poème « le Pélican » :
    
    Excepté l’amour de la littérature, ils n’avaient ...
    ... rien en commun. En plus, le poète est infidèle, alcoolique et drogué. Ensemble, ils partirent pour un voyage en Italie, en décembre 1833. Ce voyage inspira à Musset sa pièce « Lorenzaccio », considéré comme le chef-d’œuvre du drame romantique.
    
    Ils firent une partie de la traversée en compagnie de Stendhal, rencontré à Marseille et qui rejoignait son poste de consul à Civitavecchia. À Gênes, George Sand tomba malade. Les amants parvinrent à Venise le 31 décembre 1833 et descendirent au célèbre hôtel Danieli.
    
    George Sand, toujours souffrante, dut rester alitée deux semaines. Musset, quant à lui, s’adonnait à tous les plaisirs. George Sand, qui ne supportait plus les frasques du poète, lui interdit alors son lit. Alfred de Musset tomba gravement malade à son tour, atteint d’une fièvre accompagnée de crises de délire. Toujours amoureuse, George Sand resta à son chevet.
    
    Elle fit appel à un jeune médecin, Pietro Pagello (1807-1898), qui diagnostiqua une fièvre typhoïde. C’est alors que George Sand s’éprit de Pagello, alors que la santé de Musset s’améliorait. La guérison de Musset assurée, Pagello lui avoua sa passion pour George Sand. Musset quitta alors Venise le 29 mars 1834 et rentra en France.
    
    En août 1834, George Sand revint à Paris avec son nouvel amant, le docteur Pagello. Musset ne renonça pas et finit par obtenir une rencontre avec Sand. Elle le revit dès le 17 août. Ils essaient de s’éloigner l’un de l’autre et de quitter Paris le 24 août, Musset pour le Pays de ...
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