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Deux femmes de lettres
Datte: 22/03/2025, Catégories: fh, ff, fbi, fplusag, extracon, médical, nympho, laid(e)s, hotel, voyage, amour, dispute, nonéro, poésie, portrait, historique, chronique, historiqu, Auteur: OlgaT, Source: Revebebe
... elle que la riche héritière. Aurore donna naissance à un fils, Maurice (1823-1889). En 1824, lors d’une soirée chez les Du Plessis, amis de la famille Dupin, Casimir gifla Aurore en public pour un motif futile. Aurore comprit que tout la séparait de cet époux, grossier et peu cultivé. En juillet 1825, lors d’un voyage avec Casimir dans les Pyrénées, Aurore fit la connaissance d’Aurélien de Sèze, avocat de talent, substitut au tribunal de Bordeaux et neveu du défenseur de Louis XVI. Séduisant, intelligent, Aurélien conquit le cœur d’Aurore. Cette première histoire d’amour fut pourtant courte, passionnée et resta platonique. Aurore, au cours de ses séjours à Nohant, de 1827 à 1828, devint la maîtresse de Stéphane Ajasson de Grandsagne (1802-1845), auteur et éditeur de livres de vulgarisation de physique, et d’astronomie, créateur d’une « bibliothèque populaire ». Stéphane fut le premier des nombreux amants de la future George Sand. Aurore mit au monde une fille, Solange (1828-1899), dont la paternité a été contestée, du fait de la liaison avec Stéphane, devenue de notoriété publique. Ce fut le premier d’une longue série de scandales. Les choses se gâtèrent avec Casimir, qui s’adonnait à la boisson, se montrait de plus en plus odieux et ne se privait pas de coucher avec les servantes. Les époux firent dès lors chambre à part. La situation s’aggrava quand Aurore rencontra un nouvel amant, un romancier, Jules Sandeau (1811-1883). Une nouvelle scène, en décembre ...
... 1830, rendit la rupture inévitable avec Casimir. Aurore s’établit à Paris. Dans un premier temps, Solange et Maurice restèrent auprès de leur père à Nohant. Une fois établie à Paris, Aurore fit venir sa fille chez elle et Casimir Dudevant se laissa convaincre, par la suite, de confier Maurice à sa mère. À Paris, Aurore afficha publiquement sa liaison avec Jules Sandeau. Ensemble, ils commencèrent une carrière de journalistes au Figaro. Ils écrivirent en commun un roman, « Rose et Blanche », publié sous le pseudonyme de J. Sand. Ce livre connut un certain succès, au point qu’un autre éditeur se présenta et commanda un prochain roman sous la même signature. Jules Sandeau, par modestie, refusa de revendiquer la paternité d’un livre auquel il était totalement étranger. Le nom de Sand fut alors conservé pour satisfaire l’éditeur et le prénom fut modifié pour distinguer les deux auteurs : Aurore prit celui de George. Sans le « s » final du prénom, elle joua sur l’ambiguïté et l’androgynie. Tous ses romans ultérieurs furent publiés sous le pseudonyme de George Sand, qu’elle adopta définitivement. Au début de 1833, ce fut la rupture avec Jules Sandeau, coupable d’une infidélité. George Sand eut alors une brève relation avec l’écrivain Prosper Mérimée (1803-1870), qui s’avéra très décevante. En janvier 1833, George Sand rencontra la comédienne Marie Dorval (1798-1849). Pour George Sand, ce fut un véritable coup de foudre. Les correspondances que les deux femmes échangent ...