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H comme Hilda
Datte: 22/02/2025, Catégories: fh, nonéro, nostalgie, rencontre, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... bonne prestation, même sans bande-son. Si tu avais été mauvaise, je te l’aurais dit sincèrement. — Sincèrement ? — Oui, sincèrement. Mais je savais que tu ne pouvais pas être mauvaise. Flattée et rassurée, elle se contente d’afficher un faible sourire. Un peu plus tard dans l’après-midi, la salle se remplit petit à petit, un public assez hétéroclite s’installe face à la scène. Derrière le rideau rouge, Hilda regarde dans l’entrebâillure : — Mais comment tu as fait ? — J’ai des relations, je te l’ai déjà dit… — Avoue que toutes ces personnes sont de ta famille ! On m’a dit que les Bretons avaient beaucoup d’enfants. Ah ces archétypes qui ont la vie dure ! Je me mets à rire : — Hahaha ! Dans le temps, oui comme dans beaucoup d’autres régions, mais plus maintenant. C’est fini tout ça, les familles avec dix ou quinze enfants ! Durant ce temps, la bande-son et la régie sont dans les mains de Jean-Paul qui connaît son métier. Il est venu avec deux comparses qui s’occuperont des éclairages. Peut-être aurions-nous dû faire une petite répétition. Hilda et les trois hommes se sont entretenus durant dix minutes. Visiblement, tout est OK pour la suite. Tandis que la chanteuse est partie dans sa loge pour se changer, un peu inquiet, je demande aux trois hommes de la régie : — Ça ira ? — Oui, ne t’inquiète pas. Nous connaissons les lieux et nous sommes habitués aux impros… Et puis, ça va faire quinze jours que tu m’as communiqué la bande. J’ai eu le temps de ...
... me familiariser avec. Son voisin tapote mon épaule : — Oui, t’inquiète ! Ton Allemande va assurer, ça se voit ! Le temps s’écoule, interminablement. En costume, Hilda fait les cent pas. Elle est diablement sexy dans sa tenue avec son grand H blanc, je ne détesterais pas mettre mon nez dans son décolleté. L’heure tourne, nous sommes maintenant à cinq minutes du lever de rideau. Se tordant nerveusement les mains, Hilda respire un grand coup, elle est visiblement assez stressée. — Lionel… — Oui, Hilda ? — J’ai peur… À son grand étonnement, je la capture spontanément dans mes bras, plaquant son corps tout doux contre le mien : — Il ne faut pas avoir peur, ma chère Hilda. Tout se passera bien. Elle lève le nez vers moi, à la fois agréablement surprise mais assez dubitative : — Ce que tu dis ! — En admettant que ça se passe mal, ce dont je doute, tu auras essayé de faire un come-back sur scène. Tout comme tu as fait un come-back dans ma vie… Bien que captive, Hilda se détend nettement plus : — Tu veux revivre l’épisode où tu m’as rencontrée pour la première fois ? — Qui sait… mais j’espère que toi et moi, nous aurons plein d’autres épisodes à vivre… — C’est une déclaration ? Je me penche sur elle pour cueillir ses lèvres. Elle se laisse faire, répondant même à mes baisers. J’ai l’impression d’être revenu à mes vingt ans, lorsque je rêvais d’elle lors de mon service militaire. La seule différence est que, maintenant, c’est réel. Quand nos ...