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H comme Hilda
Datte: 22/02/2025, Catégories: fh, nonéro, nostalgie, rencontre, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... au bon moment. À l’époque, j’étais au fond du trou, ma carrière était ratée, je venais de rompre avec mon petit ami du moment, mes parents et mon impresario avaient dépensé tous mes sous. Bref, pas la joie. Thierry travaillait dans l’import-export, il était gentil, charmeur et amoureux. Je me suis laissée faire, et je reconnais que j’ai bien fait. J’avoue qu’il était plus amoureux de moi que moi de lui. Mais j’étais bien avec lui, vraiment bien. — Je comprends… Et depuis son décès prématuré, vous n’avez pas envisagé de vous recaser ? Comme perdue ailleurs, elle soupire : — J’aurais pu… mais ce n’était pas le bon timing… ni les bonnes personnes… je suis comme… suspendue, en retrait, si vous voyez ce que je veux dire… — Je crois comprendre. — En tout cas, mon petit séjour en Bretagne hors-saison a été un grand bol d’air. — Dommage que nous nous sommes rencontrés juste avant votre départ. Je vous aurais fait connaître tous les bons coins du secteur. Elle me sourit : — Ce sera pour une prochaine fois, promis… Cette simple petite phrase me fait très plaisir. Puis nous abordons d’autres sujets. Après le dessert, je la raccompagne jusqu’à son hôtel. Hilda me communique son numéro de téléphone, j’en fais de même avec elle. Quand nous nous séparons, nous nous faisons chastement la bise. Le lendemain, elle est repartie très tôt, en direction de l’est. Depuis notre rencontre, nous avons conversé plusieurs fois au téléphone, nous en avons profité pour passer au ...
... tutoiement. Quelques jours avant qu’elle ne revienne en Bretagne, je lui ai envoyé par email des photos de sa tenue que ma cousine avait finie. — Hou ! C’est… c’est sexy… C’est quoi comme tissu ? — Tu demanderas ça à Béatrice, ma cousine, c’est elle la spécialiste ! — Tu as délégué… — Chacun son métier. Je suis nul en tant que couturière, comme dans la chanson, d’ailleurs ! Puis, est arrivé le jour J. Ma chanteuse préférée est arrivée vers onze heures. Direction essayage de la tenue dans la boutique tenue par la créatrice. Dans ses murmures en allemand, j’ai cru comprendre qu’elle se traitait de folle. Après les salutations d’usage, je remets la robe entre les mains d’Hilda qui s’exclame : — Hé ! C’est pas de la camelote comme tissu ! — Bien sûr que ce n’est pas de la camelote. Il faut quelque chose à la fois de solide et de léger, et qui ne fasse pas trop transpirer. Je me suis fait aider par ma cousine Béatrice, ici présente, qui est couturière spécialisée dans les habits d’époque. Hilda tourne et retourne la robe. Puis elle dit d’une voix neutre : — Eh bien… il ne me reste plus qu’à essayer… Elle s’absente quelques instants, allant se changer dans une cabine que lui désigne Béatrice. Quelques instants plus tard, Hilda s’avance au milieu de la pièce afin de dévoiler sa tenue rouge, marquée d’un H majuscule blanc qui fait office de décolleté plutôt profond. La barre horizontale du H est au niveau de la ceinture et les deux barres verticales vont ...