1. Ça ne coûte rien


    Datte: 22/02/2025, Catégories: fh, hplusag, extracon, inconnu, religion, poilu(e)s, jalousie, Voyeur / Exhib / Nudisme miroir, photofilm, BDSM / Fétichisme caresses, Oral pénétratio, init, portrait, historique, initiatiq, Auteur: Radagast, Source: Revebebe

    ... chapeau, je choisis alors de le laisser entrer ou non, selon sa bonne mine et sa bonne mise.
    
    Gênée, madame Magne ne savait comment continuer cette conversation. Elle se souvenait de l’attitude du contremaître lors des travaux, cet homme qui avait soulevé sa casquette, se pourrait-il qu’il l’ait prise pour une femme de cette sorte ? Un geste malencontreux et cet homme aurait pu venir chez elle, dans sa chambre, et…
    
    — Je vous sens dubitative, très chère.
    — Oui… non, je me demandais simplement quel pouvait être…cette sensation.
    
    Léonelle observa longuement en silence sa vis-à-vis, au point de la gêner.
    
    — Pourquoi ne pas essayer ?
    — Vous n’y pensez pas, je suis une femme mariée, honorablement connue, jamais je ne tromperai mon mari.
    
    Léonelle émit un petit gloussement.
    
    — Désolée, mais votre mari ne s’en prive pas,Lui !
    
    Euphrasie ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois de suite, sans émettre aucun son, comme une truite hors de l’eau.
    
    — Mais moi je suis une femme, ça n’est pas pareil.
    — Hihihi, laissez-moi rire. Pourquoi ne pourrions-nous avoir les mêmes droits que les hommes ? Qui vous empêche de procéder de la même façon qu’eux, qui vous prive du droit au plaisir. N’écoutez surtout pas les curés, je ne compte plus les évêques qui firent partie de ma… patientèle.
    
    Son hôte se mura dans le silence, l’esprit en pleine confusion. Elle imaginait son frère et madame Mercadier !
    
    — Je vais vous laisser réfléchir à mes propos, mais sachez que je reste à ...
    ... votre disposition pour de plus amples renseignements. Ça ne coûte rien de se renseigner, comme disait feu mon époux.
    — Ah… euh… oui… merci de votre invitation, répondit la pauvre Euphrasie, totalement perturbée.
    
    ~~oOo~~
    
    Euphrasie se mordillait les ongles, geste inhabituel et totalement inconscient, signe de troubles chez la jeune femme. La dernière fois qu’elle s’était rongé les ongles, elle devait avoir dix ans et attendait Saint Nicolas et ses chocolats.
    
    Elle venait de passer une semaine entière à se morfondre, à soupirer, à prétexter un état fébrile pour ne pas rejoindre ses amies à la paroisse.
    
    Le sujet de ses réflexions étant, oser ou ne pas oser se laisser tenter par la tentation. De plus, elle venait d’apprendre par le plus grand des hasards que la bigote madame Louviers avait un amant, un jeune godelureau à peine plus âgé que son propre fils. Elle en fut sur le coup offusquée, mais plus elle songeait à Eugénie Louviers, plus elle lui trouvait des excuses. Son époux, le sénateur, étant un personnage pompeux et suffisant, traitant son entourage comme quantité négligeable. Même son épouse.
    
    La question primordiale étant : « devait-elle reprendre langue avec Léonelle ». Mais ça ne coûtait rien de se renseigner.
    
    C’est une Euphrasie inquiète, tourmentée et peu sûre d’elle qui se rendit chez sa voisine quelques jours plus tard.
    
    Assises dans le jardin d’hiver, elles discutaient des derniers potins tout en dégustant un biscuit et un thé. Puis la timide ...
«12...101112...22»