Ça ne coûte rien
Datte: 22/02/2025,
Catégories:
fh,
hplusag,
extracon,
inconnu,
religion,
poilu(e)s,
jalousie,
Voyeur / Exhib / Nudisme
miroir,
photofilm,
BDSM / Fétichisme
caresses,
Oral
pénétratio,
init,
portrait,
historique,
initiatiq,
Auteur: Radagast, Source: Revebebe
Dans la rue les becs de gaz venaient de s’éteindre alors que retentissaient déjà les appels des rémouleurs et des vitriers, marquant le début de journée.
Son mari, Charles, se leva et alla procéder à ses ablutions et revêtir son habit dans le cabinet de toilette, aidé de Germain, son valet. Il coiffait et peignait les (rares) cheveux et rouflaquettes, étalait le savon à barbe et faisait disparaître à l’aide d’un « coupe-choux » les poils naissants et disgracieux apparus depuis la veille sur le menton de son employeur.
Dûment revêtu de sonuniforme – redingote courte, gilet, chemise amidonnée et col plastronné, cravate blanche, pantalon tuyau de poêle et bottines rutilantes – il revint dans la chambre déposer un baiser sur les phalanges de sa jeune épouse.
— Au revoir, ma chère.
— À ce soir, mon ami.
Comme chaque matin elle se leva, uniquement vêtue de sa longue chemise de nuit en flanelle, comme chaque matin souleva légèrement le rideau de la fenêtre et regarda partir son époux.
Le soleil brillait en ce mois de juillet 1852.
Comme de coutume, une fois sur le perron, Charles posa son haut-de-forme sur son crâne dégarni.
Ce matin il s’accorda quelques instants avant de monter dans le véhicule qui l’attendait, vissa un monocle sur son œil, prit appui sur sa canne, observant avec attention l’agitation qui régnait dans la rue.
Outre les artisans habituels, une équipe de maçons s’activaient sur la chaussée et investissaient la maison d’en face, au 17 rue ...
... Magellan. Ils déchargeaient d’un chariot des pelles, des seaux, des masses avec force cris et jurons.
Charles jeta un coup d’œil sur sa montre à gousset, s’inquiéta de son éventuel retard et grimpa dans son cabriolet.
Intriguée elle aussi par ce qui se déroulait dans l’artère, elle ouvrit un peu plus le rideau, se montrant sans s’en rendre compte en habit de nuit derrière la vitre.
Les ouvriers la repérèrent bien vite, la désignant du doigt, riant aux éclats. Avant de se cacher, elle eut le temps d’entrevoir un contremaître soulever sa casquette en un geste de déférence qu’elle ne comprit guère.
Les sifflets appréciateurs et les lazzis l’accompagnèrent dans sa fuite.
Son mari partit, Euphrasie appela sa camériste qui l’aida à faire sa toilette et à s’habiller.
Elle se mirait dans la glace et songeait à sa vie tandis que Marie la coiffait.
ooOOoo
Née en 1830, pendant les Trois Glorieuses, elle eut la jeunesse heureuse d’une enfant de la bourgeoisie aisée de province, fille d’Edmée et Henri Bambelle, riches industriels des Vosges, propriétaires de plusieurs filatures prospères.
Benjamine et seule fille d’une fratrie de trois enfants, ses parents ne faisaient guère confiance en cette école communale crée par Louis Philippe et cette monarchie de juillet. Le père décida d’offrir à ses enfants, même à sa fille, ce qu’il estimait le mieux. Elle eut, comme ses frères, un précepteur qui lui enseigna la lecture, l’écriture, les mathématiques, l’histoire et la ...