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0318 Une nouvelle année et son lot de surprises.
Datte: 04/01/2025, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... d’envoi est enfin donné, tu as l’impression de sauter du haut d’une falaise. Tu ne sais pas ce qui t’attend. Le physique est sous pression, mais aussi le mental. Il faut gagner pour rester au top et pour ne pas se faire remonter les bretelles par le staff. Gagner, c’est piétiner les gars de l’équipe adverse, au sens propre comme au sens figuré. Des gars qui ont la même pression que tes coéquipiers et toi pour gagner. Tu es affolé par les applaudissements, par la musique et les bruits qui s'entrechoquent. Le stress te donne le tournis. Parfois, la scène se fige. Tu n'entends plus rien. Tu te revois, ado, à Toulouse, lorsque tu jouais seulement pour t'amuser. Tu te revois serrer Thib dans tes bras, admirant ton meilleur pote et capitaine de l'époque brandir une coupe devant cinq spectateurs. C’était le plaisir de jouer avant tout. Jouer dans une grande équipe, ça n’a rien à voir. On joue pour se faire applaudir, on joue pour l’argent, on joue pour ne pas se faire engueuler par le staff et pour ne pas être virés. Il est où le plaisir dans tout ça ? Pas étonnant qu’à la fin du match tes coéquipiers et toi ayez tous très envie de boire et de baiser pour décompresser. Mercredi 5 février 2003, envoi lettre + 19 jours, toujours sans nouvelles de sa part. Près de trois semaines se sont écoulées depuis l’envoi de ma lettre. J’ai perdu tout espoir d’une réponse. Ça fait deux mois que je ne l’ai pas vu, deux mois que je n’ai pas eu de ses nouvelles. Un soir, je ...
... trouve le courage d’appeler Charlène. Elle n’en a pas non plus. Depuis des mois. — J’imagine que le rugby doit bien l’accaparer, elle me glisse. — J’imagine aussi. Elle me parle de son intention désormais arrêtée de fermer sa pension équestre à la fin de l’année pour partir à la retraite. Elle me dit qu’elle n’a pas encore eu l’occasion de l’annoncer à Jérém. Je pense que quand il va l’apprendre, ça va lui mettre un sacré coup au moral. Un peu plus tard ce soir-là, alors que je regarde un film sur la 6, la première page de pub démarre avec des images qui me soufflent comme si j’avais reçu un coup de poing en plein ventre. Un spot que je n’avais pas encore vu, et qui doit tout juste venir de sortir. Première image, trois bogoss rugbymen, arborant avec une aisance impressionnante leurs corps de fou, faits d’épaules solides, de pecs saillants, de tétons on ne peut plus invitants, de torses imberbes ou rasés de près, de tablettes de chocolat dessinées à l’équerre, de cuisses musclées, de plis de l’aine marqués et de délicieux chemins de petits poils s’abimant derrière l’élastique du boxer. Car c’est le boxer qui est le sujet de cette pub, seul « vêtement » porté sur ces plastiques inspirant un désir intense, épais, par ces trois petits mâles qui ne semblent être venus au monde que dans le but exclusif de faire l’amour. Une magnifique brochette de beaux jeunes mâles, trois rugbymen assumant leur demi-nudité, leur intense virilité devant caméra avec un naturel ...