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0318 Une nouvelle année et son lot de surprises.
Datte: 04/01/2025, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... déconcertant. Un châtain, un blond, un brun. Un boxer bleu, un noir, un blanc. Un inconnu, Ulysse, Jérém. Il y a tant de bogossitude à l’écran, tant de virilité, que ça en donne le tournis. Essayer de compter toutes ces tablettes de chocolat réunies dans un seul plan, c'est comme essayer de mesurer l'Univers, ça donne le vertige. On ne sait plus où regarder en premier, on ne sait plus qui désirer en premier. Chacune de ces beautés masculines est déjà insoutenable prise isolément, la somme l’est infiniment plus encore. C’en est trop pour un seul gourmet. Ils sont tous beaux à en pleurer, mais mon regard ne s’attarde que sur celui qui l’aimante le plus, sur ce visage qu’il connaît mieux que tous les autres, sur ce sourire qui lui fait plus d’effet que tous les autres, sur ce corps qu’il a pu caresser et désirer plus que les autres, et le voir jouir. Je détaille sa petite barbe de quelques jours, sa peau mate, ses tatouages, son grain de beauté dans le creux du cou, si sensuel. Et je remarque qu’il ne porte plus la chaînette que je lui ai offerte pour ses vingt ans. Est-ce qu’il l’a juste enlevée pour ce petit tournage, comme il l’enlève pendant les matches, pour ne pas se blesser, ou est-ce qu’il l’a enlevée pour de bon pour mieux me rayer de sa vie ? Moi, la mienne (en fait, la sienne, celle qu’il a toujours eu autour de son cou et qu’il m’a offerte à la fin du premier séjour à Campan), je ne peux me résoudre à la quitter. Cette chaînette, je me surprends ...
... très souvent en train de la tripoter. La toucher, l’enrouler autour de mon doigt, ça me fait tu bien. En même temps que ça me donne envie de pleurer. Je me souviens des ondulations de cette chaînette la première fois où Jérém m’a baisé dans l’appart de la rue de la Colombette. Je me souviens de ses ondulations en tant d’autres occasions lorsqu’il m’a fait l’amour. Je sais ce que cette chaînette représentait pour lui. Et le geste de me la donner en me disant « comme ça, je serai toujours avec toi » m’a ému aux larmes. Je me souviens de la première sensation lorsque je l’avais mise autour de mon cou, je me souviens de son poids, de la chaleur et du parfum qu’elle avait accumulés au contact de la peau mate de Jérém. Aujourd’hui que nous sommes loin l’un de l’autre, que nous sommes séparés, est-ce que ça a encore un sens de porter cette chaînette si chargée en souvenirs heureux, mais appartenant désormais à une époque révolue ? Dans le premier plan, les garçons posent devant caméra, l’un contre l’autre, les torses en rang d’oignon, les bras de l’un autour du cou de l’autre. Les torses se frôlent, les bras enlacent les épaules, les regards, les sourires s’échangent dans une complicité qui se veut presque suggestive. Plan suivant, on ajoute du mouvement. De la chorégraphie sportive. D’abord le ballon pivote dans la main d’Ulysse, il a l’air d’un Dieu tenant la Terre en lévitation au-dessus de sa paume. Lorsqu’il est lancé, les corps bondissent avec puissance et ...