1. 0318 Une nouvelle année et son lot de surprises.


    Datte: 04/01/2025, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... moi, et dormir chez moi. Je peux te laisser mon lit, j’ai un sac de couchage pour moi, je m’empresse de préciser, devant la moue dubitative du beau pompier.
    
    Le bus vient de s’arrêter pile devant nous. Les portes s’ouvrent et laissent sortir un peu de monde.
    
    — C’est très gentil, Nico, mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
    
    — Pourquoi ce ne serait pas une bonne idée ?
    
    — Parce que j’ai trop peur de ce qui pourrait se passer si je viens chez toi.
    
    J’avais vu juste. Thibault a lui aussi envie de passer la nuit avec moi. Mais il a peur des conséquences, tout autant que moi.
    
    — Moi aussi, j’en ai peur, j’enchaîne, mais j’en ai très envie aussi !
    
    — Moi aussi j’en ai envie… mais je crois que nous ferions du mal à trop de monde.
    
    — Tu as certainement raison. Au fond, je pense la même chose.
    
    Les portes du bus se ferment et l’engin reprend sa course.
    
    — Ah, crotte, il est reparti ! il s’exclame. Tant pis, je prendrai le prochain. Je ne veux pas causer encore des problèmes, il continue, tu comprends ? J’ai déjà foutu assez le bazar la dernière fois quand j’ai craqué avec Jé. Ça m’a presque couté l’amitié avec mon meilleur pote, et j’ai failli te perdre toi ...
    ... aussi. Avec Jérém, ça s’est un peu arrangé depuis. Mais s’il se passe quelque chose toi et moi et qu’il l’apprend, je vais le perdre définitivement. Et puis, tu as quelqu’un…
    
    — Ruben ne compte pas…
    
    — Et Jé ? Il compte, lui, non ?
    
    — Bien sûr qu’il compte. Il me manque tellement, si tu savais ! Mais je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il fait en ce moment, ni avec qui il est, ni si je le reverrai un jour.
    
    — Je suis certain que vous allez vous revoir.
    
    Le bus suivant se pointe au loin et avance tout aussi vite que le précèdent.
    
    — Et puis, de toute façon, tu as quelqu’un aussi, je considère. Passe une bonne soirée, j’ajoute, en essayant de retenir mes larmes.
    
    Des larmes qui sont le symptôme d’une tristesse dans laquelle se mélangent le manque de Jérém, qui est si loin, et la frustration de ne pas pouvoir retenir Thibault, qui est pourtant tout près de moi.
    
    Le beau rugbyman me prend dans ses bras et me serre fort contre son torse solide. Je plonge mon visage dans son cou, il en fait de même. Ce contact physique et olfactif provoque d’intenses frissons en moi.
    
    — Eh, merde, j’ai vraiment pas envie de partir, je l’entends me glisser à l’oreille.
    
    — Alors, reste. 
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