1. Genèse d'un salopard


    Datte: 21/12/2024, Catégories: freresoeur, campagne, dispute, portrait, aventure, historiqu, Auteur: Iovan, Source: Revebebe

    ... second…
    
    Je sentis une main fraîche se poser sur mon front. Maureen était là, dans sa chemise de nuit, assise au bord de mon lit, et me caressait, relevant ma mèche dans un geste familier. Elle me chuchota :
    
    — Sean… Sean… ! Chut… doucement… Tu vas réveiller toute la maison… Que se passe-t-il ? Ça va… ?
    — Oh ! Maureen… ça me fait mal, là !
    
    Je rabattis le drap et relevai ma chemise de nuit. Maureen eut une exclamation :
    
    — Oh ! Sean… Mais c’est très gros… !
    — C’est ma bite(j’avais entendu Olaf le dire pour celle de son cheval quand il le menait pour saillir Betsy) ! Elle me fait mal… ! Touche-la, Maureen… Oh ! S’il te plaît ! Touche-la, chérie !
    
    Comme d’habitude, j’attendais de Maureen qu’elle pratique sa magie sur moi, et que d’un geste ma belle fée me soulage…
    
    Et, ma belle fée, tout de même curieuse, entendant ma détresse dans la prière que je lui adressai, me prit de sa main fine… Et exerça, à nouveau, sa magie.
    
    Ce fut instantané, en même temps qu’une lumière éblouissante éclatait dans ma tête, j’eus la même impression que quand Pop me filait une beigne… Mais là, en bon. Un cri m’échappa en même temps que je ressentais un relâchement de tout mon corps… puis je me sentis secoué tout entier de contractions et de spasmes violents, alors que je voyais, éberlué, des jets de liquide blanchâtre jaillir de ma bite comme les jets qui giclaient du bélier de la fontaine, sur la grand-place à Afton. Maureen en avait les mains poissées… Je me sentis envahi par un ...
    ... immense soulagement…
    
    Il y eut un coup à la porte.
    
    — Qu’est-ce qu’il se passe, là-dedans… ?
    
    Tout soudain, nous redégringolâmes sur terre. Maureen me regardait avec des yeux effrayés.
    
    Je répondis sur le même ton rogue :
    
    — Rien… ! Je me suis cogné.
    — Idiot !
    
    Nous entendîmes son pas traînant s’éloigner avec soulagement, alors que nous nous regardions, secoués par un rire silencieux de sales gosses, heureux du tour qu’ils venaient de jouer au vieux crétin, et d’avoir échappé à sa vindicte… ce fou rire ne nous évita pas de nous faire rattraper par cet étrange sentiment de la culpabilité apprise… terrible et merveilleuse culpabilité… ce goût du péché, qui me semblait si agréable et si doux.
    
    Maureen me regardait, grave, je détournai le regard gêné… et fier comme un coq…
    
    Ma Maureen le vit : je ne pouvais rien dire, ni rien faire, ni rien penser, sans qu’elle le sût… ma merveilleuse fée me savait, mieux que moi-même…
    
    Cela commença par un sourire… et puis cette folie dans les yeux… cette montée, au-dedans, qui t’attrape, t’empoigne et te secoue, cette joie qui ne dit pas son nom et qui t’emporte dans un galop qui ne veut même pas savoir où il t’emmène… À nouveau secoués de spasmes qui nous étouffaient, des larmes plein les yeux, nous riions d’une joie qui semblait ne pas pouvoir finir, aux bras l’un de l’autre.
    
    Brusquement, tout s’arrêta.
    
    Soudain graves, nous nous regardâmes. Maureen caressait mon visage, alors que je caressais le sien. Le temps s’arrêta. ...
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