1. Genèse d'un salopard


    Datte: 21/12/2024, Catégories: freresoeur, campagne, dispute, portrait, aventure, historiqu, Auteur: Iovan, Source: Revebebe

    ... j’enserrai sa taille de mes bras, ai-je embrassé éperdument à travers le tissu de sa robe, ses cuisses, son ventre, enivré par leur odeur… Elle riait, indulgente.
    
    Nous grandissions, et Pop parla de construire une autre chambre afin de nous séparer, car « Il n’était pas convenable de laisser un garçon et une fille de cet âge dans une telle promiscuité ».
    
    Heureusement, il n’y eut jamais assez d’argent à la maison pour mener à bien un tel projet.
    
    Ma cousit donc, ensemble, plusieurs pièces de tissu bon marché et confectionna un rideau qui fut tendu entre nos deux lits. Les yeux qui ne voyaient pas ne péchaient pas…
    
    Nous étions toujours aussi proches, l’un de l’autre, et même davantage… l’immense tendresse qui nous unissait se doublait maintenant d’une attirance insidieuse qui nous troublait, contre laquelle je luttais de toutes mes forces. Et je savais que ma Maureen chérie était en proie aux mêmes affres.
    
    Elle venait toujours s’asseoir sur mon lit(jamais je ne mis un pied de son côté du rideau) et me caressait, m’embrassait encore, comme elle l’avait fait tant de fois avant, mais je la sentais se raidir, maintenant, quand je me faisais trop câlin, et plusieurs fois, même si ce fut en riant, elle s’échappa en protestant qu’« elle était ma sœur, tout de même ! »
    
    Et, un soir, arriva ce qui devait arriver…
    
    Allons… ! N’allez pas imaginer que je fis avec Maureen de ces choses lubriques et délicieuses que je ferais subir des années plus tard, et avec tant de ...
    ... plaisir à tant de femmes.
    
    Ce que nous vivions Maureen et moi, était pur.
    
    J’étais dans ma quatorzième année, nous étions en juin, les longues soirées déjà chaudes nous permettaient de travailler dans les champs, jusqu’à la tombée de la nuit. Maureen, qui était d’une propreté méticuleuse faisait une longue toilette chaque soir, et depuis les beaux jours se dénudait entièrement, derrière le rideau, pour ce faire. Je m’en étais aperçu, car parfois, son ombre projetée la trahissait.
    
    Ce soir-là, elle avait posé la lampe à pétrole juste derrière elle, de telle sorte que son corps se dessinait en ombre chinoise sur le rideau, dévoilant toutes ses formes.
    
    J’étais fasciné par sa beauté, par ses gestes, que je devinais par ce que j’imaginais. Ce n’était certes pas la première fois, mais ce soir-là, ce que je ressentais était d’une violence inouïe… Les oreilles bourdonnantes, je sentais mon cœur cogner dans ma poitrine, mon sang battre à mes tempes, alors que ma respiration s’accélérait… Oh, Dieu ! Ses seins… ! Maureen, Ma Maureen, que tu es belle… Oh ! Maureen… !
    
    Une tension insoutenable rampait dans mes cuisses, alors que de mon ventre descendait une contracture qui m’enserrant dans un étau, irradiait et venait pulser en ondes sourdes… tout mon entrejambe n’était plus que torsions insoutenables… torture intolérable et délicieuse qui me tordait à en avoir mal… je m’étais mis à gémir son nom et à râler, sans m’en apercevoir… Les yeux fermés sur mon vertige, j’étais dans un état ...
«1...345...16»