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Le premier mai, je fais ce qu'il me plaît.
Datte: 15/12/2024, Catégories: fh, frousses, fête, portrait, Auteur: Jimmychou, Source: Revebebe
... Bon, les copains, c’est vrai qu’il a l’air un peu coincé, mais il ne faut pas en vouloir à Gontran, c’est la première fois qu’il participe au défilé du premier mai. À ce moment-là, Momo s’approche de moi, m’enserre dans ses bras et me congratule avec énergie au risque de me broyer quelques côtes. — Ça me réchauffe le cœur de voir qu’il existe encore des salariés prêts à défendre les intérêts de la classe ouvrière, lâche-t-il les yeux embués de reconnaissance avant de m’achever. — Tu verras, Gontran, ces salopards de capitalistes vont finir par nous la vendre, cette corde qui servira à les prendre. Marianne a du mal à ne pas éclater de rire en voyant ma mine déconfite. Heureusement, la tête du cortège s’anime enfin et nous nous apprêtons tous à suivre les leaders qui déclament avec conviction les slogans et les justes revendications des travailleurs. #### Nous progressons depuis plus de trois quarts d’heure, immergés dans un flot humain discipliné constitué de plusieurs dizaines de milliers de personnes. J’avoue que l’ambiance bon enfant qui émane de cette foule est communicative et je suis enclin à partager la joie simple de mes voisins. Je ne vais pas jusqu’à entonner les chants révolutionnaires avec les manifestants, mais je suis touché malgré moi par l’espérance véhiculée par cette procession baignée par un soleil quasiment estival. Ayant remarqué mon air béat, Marianne m’adresse un magnifique sourire avant de glisser son bras sous le mien et de se ...
... coller contre moi. Je suis plus ému qu’un collégien qui se rend à son premier rendez-vous amoureux et un frisson délicieux irradie le bas de mon dos. La jolie rousse me fait un nouveau clin d’œil et je ne peux m’empêcher de passer mon bras autour de sa taille. Marianne s’approche un peu plus de moi et j’ai bien du mal à maîtriser la raideur qui gagne mon caleçon. N’y tenant plus, je lui murmure à l’oreille. — Je ne voudrais pas briser cette ambiance joyeuse et revigorante, mais j’ai une folle envie de vous embrasser. Marianne éclate de rire, prend ma main et m’attire sur le côté du défilé. Elle me regarde les yeux pétillants de malice et déclare : — Bon alors ? Qu’est-ce que tu attends ? Face à ce visage d’une fraîcheur désarmante, j’oublie le monde entier et j’enlace Marianne dans mes bras pour mieux plaquer mes lèvres sur sa jolie bouche. Il y a bien longtemps que j’ai pas vibré à ce point lors d’un échange de salive avec une personne du sexe opposé. Je voudrais que cet instant ne s’arrête jamais. Ce baiser délicieux vide mon esprit de tous mes déboires financiers et personnels. Seule Marianne m’importe alors et nous profitons de la fin du défilé pour nous peloter et nous embrasser comme deux ados immatures. ### L’accueil de Vincent, le frère de Marianne, et de sa famille n’a d’égal que la gentillesse de Nadia, son épouse, qui a cuisiné une bonne partie de la journée pour nous offrir un dîner de gala. Son couscous est le meilleur que j’ai jamais mangé, ...