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Le premier mai, je fais ce qu'il me plaît.
Datte: 15/12/2024, Catégories: fh, frousses, fête, portrait, Auteur: Jimmychou, Source: Revebebe
... en seconde noces Audrey Duluc-Anffeut, fille cadette d’un riche négociant, dont la famille avait émigré aux Antilles au début du siècle dernier pour y faire fortune. « Tu n’as visiblement pas retenu la leçon de ton premier mariage » m’avait en substance déclaré Thibault, avant d’ajouter fataliste : « Tu te laisses une nouvelle fois submerger par tes instincts primaires en choisissant une compagne bien trop jeune et désirable, dotée de surcroît d’un tempérament largement incompatible avec la fougue ordinaire d’un Dubout-Courtepine ». Il n’échappera pas à l’observateur attentif que mon épouse actuelle, de quinze ans ma cadette, a du sang noir dans les veines. Et il n’est pas absurde de penser que ce patrimoine génétique puisse être en partie à l’origine de son corps de liane aux rondeurs fermes et nerveuses et de son appétence certaine pour les ébats amoureux qui me comblèrent et m’épuisèrent lors des premiers mois de notre union. En me mariant avec Audrey, je ne fis en effet que reproduire le schéma qui m’avait conduit, dans ma vingt-cinquième année, à épouser Agnès ce qui, aux yeux de Thibaut, constitua la première faute impardonnable de ma vie affective. J’avais en effet, à cette occasion, passé outre la tradition consistant, chez les Dubout-Courtepine, à convoler avec des femmes menues à l’air réservé et aux atours ordinaires, pour lesquelles la seule utilité d’une sexualité assumée se résume à la perpétuation de la lignée. Plutôt grande, dotée d’une longue ...
... chevelure noire et de formes généreuses trahissant des origines partiellement méditerranéennes, Agnès était dotée d’un physique et d’un tempérament bien éloignés des standards de l’épouse Dubout-Courtepine ordinaire. Et sa sensualité à fleur de peau m’avait tourneboulé les sens dès notre première rencontre. J’étais alors étudiant en dernière année à l’école centrale de Paris et le caractère aussi imprévisible qu’exubérant d’Agnès tranchait singulièrement avec l’aspect terne et la réserve de ma précédente petite amie. Exactement neuf mois moins une semaine après notre nuit de noces naissait Charles, solide bébé de quatre kilos, dont la carrure et les attributs virils dénotaient quelque peu par rapport aux traits physiques des mâles Dubout-Courtepine, d’une taille certes située dans la moyenne supérieure, mais, qui sans être chétifs, possèdent d’ordinaire une corpulence plutôt mince et un membre viril aux proportions assez modestes. Pour respecter une tradition quelque peu désuète, imposée par ma mère, Agnès et moi avions passé la quinzaine précédant le mariage dans nos familles respectives ce qui eut pour conséquence que notre nuit de noces fut particulièrement animée. Dès l’adolescence, Charles s’avéra très porté sur la chose et si sa mère trouvait ça plutôt amusant, je m’en inquiétais quelque peu. À cette époque, l’affaire dont j’étais devenu depuis peu le président et principal actionnaire n’était déjà plus très florissante et les juteux bénéfices du passé servaient ...