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Le premier mai, je fais ce qu'il me plaît.
Datte: 15/12/2024, Catégories: fh, frousses, fête, portrait, Auteur: Jimmychou, Source: Revebebe
... mutin et le sourire joyeux qui illumine son visage me procurent une joie discrète que j’ai bien du mal à éprouver en cette période problématique. — Que se passe-t-il, Gontran ? Vous avez l’air tout chose. Ne me faites pas faux bond. Si j’ai laissé ma place dans un car confortable pour prendre ma vieille bagnole cabossée, c’est parce que j’espérais bien trouver un chauffeur de secours. Il me faut quelques secondes pour redescendre sur terre. — Bien sûr Marianne. Vous pouvez compter sur moi. J’ai juste eu un court moment d’absence. ### Alors que nous approchons de Paris, ma passagère me demande de bifurquer vers l’A86. — Nous allons parquer la voiture à proximité de l’immeuble de mon frère, à Saint-Denis. Il nous attend avec une petite collation. Ensuite, nous nous rendrons jusqu’au métro pour rejoindre la place de la République à Paris, point de départ de la manifestation. Je me laisse guider jusqu’à l’emplacement indiqué puis, une fois le véhicule garé, je m’extrais de la 206 en même temps que Marianne qui m’emmène jusqu’à l’entrée d’un bâtiment sans charme et de médiocre construction. Les grands immeubles qui nous entourent m’oppressent un peu et ma déléguée du personnel s’en rend compte. — Rassurez-vous Gontran, nous ne sommes pas dans le Bronx. Tout va bien se passer. ### Alors que nous tentons de nous frayer un chemin dans la foule disparate et bigarrée, je vois Marianne faire un grand signe de main à des quidams que je ne peux situer. Une ...
... minute plus tard, nous sommes rejoints par un joyeux groupe dont les membres arborent fièrement des écharpes de la CGT. Marianne étreint chaleureusement le plus âgé avant de se tourner vers moi. — Viens me dit-elle, je vais te présenter la fine équipe. Je me garde bien de faire une quelconque allusion au soudain tutoiement de mon employée qui s’apprête à effectuer ses civilités. — Ce beau jeune homme ici présent, m’explique-t-elle en me montrant le solide gaillard qu’elle vient de serrer dans ses bras, n’est autre que Momo, le frère cadet de ma mère et tous ceux qui l’accompagnent aujourd’hui sont les membres de la section syndicale qu’il anime avec passion depuis plus de vingt ans. Je fais donc connaissance dans la foulée avec Bernie, Akim, Claudie, la Meule, Riton, Pedro et Marie-No avant que l’oncle Momo s’adresse à sa nièce : — Et c’est qui ce godelureau que tu nous amènes aujourd’hui ? On dirait qu’il a avalé son parapluie. La remarque fait bien rigoler l’assistance qui me regarde avec un soupçon de méfiance. Je n’ai donc pas le choix et je me présente à mon tour. — Bonjour à tous, sachez que je me prénomme Gontran, que je travaille dans l’entreprise de Marianne et que je suis ravi de rencontrer ses amis par cette belle journée. — Gontran, comme le cousin de Donald, lâche Riton, le lettré de la troupe, en s’esclaffant. — En effet, dois-je reconnaître de mauvaise grâce. Heureusement, Marianne vole à mon secours en s’adressant à ses camarades. — ...