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Du rififi au hameau
Datte: 18/11/2024, Catégories: fh, voisins, campagne, amour, rencontre, Auteur: Arpenteur, Source: Revebebe
... vous êtes folle, que faites-vous avec ça ? — S’ils approchent, je vais les crever ces enflures. — Allons, restez calme, ne faites surtout pas de bêtise. Comme je vais regarder à une des fenêtres qui donnent sur la rue, pour voir si je vois ces fameux agresseurs : — Vous devriez couper la lumière, ils pourraient vous voir, vous aussi ! — Mais, enfin, que vous veulent-ils ? — Parlez moins fort, ils vont nous entendre. Tout est bien fermé en bas ? Nous faisons le tour du propriétaire pour nous assurer que toutes les portes sont effectivement closes. — Mais qui sont ces mecs ? Une fois de plus, elle élude la question : — Le mieux c’est que nous montions à l’étage et que nous fassions comme si vous étiez en train de dormir, je ne pense pas qu’ils aillent jusqu’à défoncer votre porte. Vous avez des armes ici ? — Des armes… euh, non, grand dieu, pas grand-chose, mis à part un nerf de bœuf(cadeau de feu mon beau-frère) et une batte de baseball(issue de mes démêlés avec les « Walking Dead »), mais une vraie arme, non, certainement pas. — Amenez tout ça en haut, on ne sait jamais ! Nous voilà donc réfugiés dans ma chambre, interdiction pour moi d’allumer la lumière et elle qui reste planquée derrière la fenêtre à scruter les alentours. Mais il semble n’y avoir aucun bruit dehors, mis à part le souffle lancinant du vent. — Et si vous m’en disiez un peu plus sur ces gugusses ! — Moins vous en saurez, mieux ce sera pour vous. — Vous ne trouvez pas que ...
... je suis déjà bien impliqué ? — Au début, ils voulaient juste récupérer leur fric, mais comme ce n’est pas moi qui l’ai… maintenant ils veulent me dérouiller, peut-être même me faire la peau. — Vous vous rendez compte ! Vous auriez dû aller parler de tout ça aux gendarmes. — Avec mon casier long comme le bras, ils ne me prendraient pas au sérieux, et me causeraient même des problèmes. — À force de fréquenter les voyous, on le devient soi-même. — Pfff, je vous dispense de vos commentaires. — Ben voyons, je vous rappelle que vous êtes ici chez moi et que je peux quand même dire ce que je veux. — Vous êtes un vrai connard en fait, conclut-elle en haussant les épaules et en détournant le regard, sans me prêter plus attention. Je m’abstiens de répondre. La connasse, c’est elle et je n’en ai que faire de ses péripéties avec les vauriens. Je balance mes groles dans un coin de la pièce et m’allonge tout habillé sur le lit. Je suis crevé et n’ai nulle intention de jouer au « rififi chez les ploucs » ou de passer la nuit à faire le pied de grue derrière les persiennes. Mais ma visiteuse semble très agitée, elle passe d’une pièce à l’autre. À un moment, je l’entends redescendre et bouger des choses en bas, on dirait qu’elle plaque les meubles contre les portes(mais ce n’est qu’une supposition qui sera contredite le lendemain)… Ensuite plus aucun bruit, j’ai l’impression qu’elle est partie ou qu’elle s’est mise à l’affût quelque part. Alors, je me déshabille et décide de me ...