1. 0308 C’est là que l’imprévisible se produit.


    Datte: 26/10/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... y croire !
    
    — C’est génial.
    
    — Oui, je suis super content. Mais je n’ose pas trop le montrer devant Jérém, tu comprends…
    
    — Je comprends, oui. »
    
    A midi, je me retrouve seul dans l’appart. Je ne sais pas quoi faire, je n’ai rien prévu. Je sors, je me balade dans Paris. Il y a mille choses à voir dans la capitale, mais je n’ai pas la tête à ça.
    
    Guidé par la nostalgie, je retourne à Montmartre, théâtre de notre première soirée parisienne. J’y vais comme en pèlerinage, sur les traces d’un moment de joie et d’amour parfait. J’étais si heureux à ce moment-là, car Jérém était si heureux, si plein de confiance en l’avenir, si bien dans sa peau. Et moi aussi j’avais confiance en l’avenir, celui de notre relation. Tandis qu’aujourd’hui, je ne sais plus trop quoi penser.
    
    Sa vie a été chamboulée pour cette aventure rugbystique avortée, et maintenant par cet accident. Je sens qu’il a apprécié que je sois là pour lui, et ce moment de tendresse au lit a été génial. Mais je sens qu’il est vraiment mal. Je voudrais pouvoir l’aider, mais je sais qu’il ne va pas m’en laisser la possibilité.
    
    Je déjeune au même petit restaurant où j’avais dîné avec lui, je repasse devant la maison de Dalida où il s’était moqué de moi, je revois son beau sourire, la joie et l’amour dans son regard. Et la solitude me pèse.
    
    Je passe voir Jérém à la brasserie en fin d’après-midi, il est très occupé. Il est sexy à mort avec sa chemise blanche rapprochée de son torse par un gilet noir, les deux ...
    ... boutons du haut ouverts.
    
    « Ça va ? je lui lance, dès qu’il passe suffisamment près de moi
    
    — Oui, ça va, tu prends quoi ? il me lance, très speed.
    
    — Un jus d’abricot.
    
    — J’arrive.
    
    — Jérém…
    
    — Quoi ?
    
    — Tu sais à quelle heure tu vas finir ?
    
    — J’en sais rien, c’est le week-end, pas avant 2-3 heures.
    
    — Tu me manques P’tit Loup !
    
    — Tais-toi ! »
    
    Je le sens distant, de mauvais poil, la tête ailleurs. Je pars aux toilettes, et pendant que je me lave les mains j’entends un bruit de verre cassé, ainsi qu’une voix s’élever et gronder :
    
    « Mais c’est pas vrai, ça ! Qu’est-ce qu’il t’arrive Jérém ? T’as l’air complètement à l’ouest aujourd’hui. Ressaisis-toi et vite ! Et souris un peu, putain ! C’est pas la peine d’être aussi beau si c’est pour faire la gueule ! »
    
    Je reviens à ma table, je bois mon jus de fruit en regardant mon Jérém aller de table en table. Il a l’air fatigué, sur les nerfs, contrarié. Il transpire, et il souffle. J’ai de la peine pour lui. Visiblement, aujourd’hui il avait besoin d’une pause. C’est dommage que ce ne soit pas le cas.
    
    Ce soir-là, je dîne seul, et je passe la soirée encore plus seul. Je fais un tour en bateau mouche et je rentre à l’appart à 23 heures. Je suis fatigué, je n’ai pas trop dormi la nuit d’avant.
    
    Je me réveille à 3 heures du mat, toujours seul dans le lit. Je me lève, inquiet. Je m’apprête à l’appeler, lorsque je m’aperçois qu’il a de la lumière dans la pièce à vivre. Jérém est allongé sur le clic clac, il ...
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