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0308 C’est là que l’imprévisible se produit.
Datte: 26/10/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... du plaisir ? A quoi pense ce beau garçon en accomplissant ce geste ? A la dernière fois où il a joui ? A la dernière fois où il a baisé ? A la dernière fois où il s’est fait sucer ? A sa prochaine coucherie ? A sa dernière branlette ? A celle qu’il aurait envie de se taper là, tout de suite, si seulement il avait le pouvoir de se cacher des regards ? A celle qu’il va se taper dès qu’il le pourra ? Troisième conclusion, ou plutôt une observation : un jeune gars sexy passe et laisse sur son passage une traînée de parfum entêtante qui vrille mes neurones. Une traînée, une fragrance, une fraîcheur de jeune mec, une gifle olfactive insolente et insoutenable. Malgré la présence de beaux spécimens sur la plage et dans la ville, je finis par m’ennuyer. Je n’ai plus envie de sortir, je n’ai plus envie d’aventures qui ne m’apportent rien à part un frisson passager et une solitude encore plus épaisse après. Alors, au bout de quelques jours, je rentre à Toulouse. A Toulouse je m’ennuie tout autant, j’étouffe toujours autant. Je recommence à sortir pour tromper ...
... l’ennui, et je finis par m’engueuler avec mon père, le 15 août. 16 août 2002 Le lendemain, le jour du 44ème anniversaire de Madonna, je pars à Bordeaux. J’ai besoin de me retrouver seul, mais dans un environnement familier. Mon petit chez moi fera l’affaire. Mes propriétaires m’aideront à ne pas me sentir trop seul en attendant la reprise des cours. Les balades le long de la Garonne et les livres feront le reste. Le jour même, je me rends à la bibliothèque municipale pour trouver de quoi varier mes lectures. J’arpente longuement les immenses rayonnages. Et c’est au détour de l’un d’entre eux que l’imprévisible se produit à nouveau. « Salut Nico ! » il me lance avec un grand sourire, l’air vraiment content de me revoir. Je suis presque étonné qu’il se souvienne de mon prénom. Au fond, nous ne nous sommes vus qu’une seule et unique fois, et c’était il y a des mois. Je le regarde attentivement et je le trouve encore plus charmant que lors de notre première rencontre. Oui, le garçon se souvient de mon prénom. Et moi aussi je me souviens du sien. « Salut Ruben… »