1. 0308 C’est là que l’imprévisible se produit.


    Datte: 26/10/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... sa tête. Il doit être bien secoué, n’empêche. Alors je prends sur moi, et je sens ma contrariété s’évaporer. Je commence à connaître mon Jérém, et j’apprends à faire avec. Lorsqu’il ne va pas bien, il se referme sur lui-même comme un hérisson. Et dès que j’essaie de l’approcher, je me pique. Alors, autant attendre qu’il se détende tout seul.
    
    Apparemment, la stratégie est payante.
    
    « Désolé » je l’entends chuchoter au bout d’un long moment, après un long soupir, alors que ses bras se glissent enfin autour de mon torse et qu’ils me serrent contre le sien.
    
    « Je n’arrête pas d’entendre ce bruit, il m’explique. Et de voir le casque exploser la vitre de la voiture. Je sais qu’il est juste blessé, mais j’ai l’impression de l’avoir tué. Et ce bruit, et cette image… ça tourne en boucle là-dedans. C’est comme s’ils étaient dans mon ventre et dans ma tête, et j’ai l’impression qu’ils ne vont jamais me quitter…
    
    — Je me sens autant coupable que toi… si je ne t’avais pas cherché, on ne se serait pas disputés, et…
    
    — Merci, mille merci, Nico, il me coupe. Tu m’as sacrement sorti de la merde, ce soir…
    
    — Je n’allais pas rester sans rien faire…
    
    — Tu m’as épaté, mec ! Moi j’ai complètement perdu les pédales, alors que toi, t’étais si calme. Putain, je n’aurais pas cru que tu aurais autant de sang-froid !
    
    — Sur le coup, j’ai été sonné. Mais une fois que j’ai vu que le gars était conscient, j’ai pensé à toi de suite. Je ne pouvais pas te laisser tomber. »
    
    Jérém me ...
    ... serre très fort dans ses bras et il pose quelques bisous dans mon cou.
    
    « Toi t’es un mec bien, t’es mon Ourson ! » il me glisse à l’oreille.
    
    Je fonds dans ses bras et sous ses bisous, je fonds en entendant ces mots. Je m’endors en pleurant de joie.
    
    Je me réveille un peu plus tard dans la nuit. Jérém dort à poings fermés, et en étoile de mer. Je me lève pour aller aux toilettes. En passant dans le couloir devant la pièce à vivre, je vois qu’Ulysse non plus ne dort pas. Il est assis sur le clic clac, torse nu, et il regarde la télé.
    
    « Ah, c’est toi. Tu ne dors pas non plus ? il me lance, lorsqu’il capte ma présence.
    
    — Non, je viens de me réveiller en sursaut.
    
    — C’est à cause de l’accident ?
    
    — Je pense, oui.
    
    — Et Jérém ?
    
    — Il a l’air de dormir. Mais toi non plus tu ne dors pas.
    
    — J’ai fait une sieste trop longue cet après-midi. Moi, je suis en vacances. »
    
    Ses beaux biceps, ses pecs, ses abdos saillants, ainsi que son regard clair et perçant aimantent mon regard. Je me fais violence pour ne pas laisser l’attirance happer mon attention. Je ne veux pas qu’il capte cette attirance.
    
    « Tu es arrivé quand ? il enchaîne.
    
    — Cet après-midi.
    
    — Jérém ne m’avait pas dit que tu devais venir.
    
    — Il ne le savait pas. Il ne voulait pas que je vienne le voir. Mais moi, je n’en pouvais plus de ne pas le voir. Je sentais qu’il n’allait pas bien, et je ne pouvais pas rester les bras croisés, à 500 bornes, à me prendre la tête à longueur de journée.
    
    — Tu ...
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