1. 0308 C’est là que l’imprévisible se produit.


    Datte: 26/10/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... nous propose un verre, puis un autre. Nous discutons de l’accident. Parler fait du bien, Ulysse nous aide à dédramatiser. Un bon pote, c’est vraiment un trésor, en particulier dans les moments difficiles.
    
    Il est près de 5 heures lorsque le beau blond nous propose de dormir un peu.
    
    « Désolé de squatter chez toi, fait Jérém, l’air assommé par la fatigue et par le choc de l’accident.
    
    — Ta gueule, mec. Vous êtes mes invités et ça me fait plaisir de vous rendre service. »
    
    Jérém s’assoit sur le bord du clic clac et en commençant à défaire son gilet.
    
    « Mais vous allez dormir dans la chambre cette nuit, fait Ulysse.
    
    — Non, pas moyen.
    
    — Je te dis que si. Sur le clic clac, vous n’allez pas bien dormir à deux. »
    
    Et sur ce, il ôte son t-shirt et se débarrasse de son short. Il se retrouve ainsi tout juste habillé d’un beau boxer noir. Avec toute la meilleure volonté du monde, je ne peux m’empêcher de regarder discrètement. Le tissu de son boxer moule parfaitement ses cuisses musclées et ses fesses rebondies, l’élastique est tendu de façon plutôt spectaculaire sur les plis de l’aine bien saillants, et la poche sur le devant est plutôt prometteuse. Son torse musclé et presque imberbe est magnifique. Ah, putain, le rugby, il n’y a que ça de vrai ! Puis, dans la foulée, cette somptueuse plastique masculine disparaît sous la couette.
    
    « Bonne nuit les gars ! il nous lance, alors que ses pecs et ses tétons sensuels dépassent toujours du drap.
    
    — Je n’ai jamais le ...
    ... dernier mot avec toi, lâche Jérém sur un ton dépité.
    
    — Non, et c’est pas cette nuit que ça va commencer, se marre Ulysse.
    
    — Merci Uly… finit par lâcher Jérém, après un instant de flottement.
    
    — Merci Ulysse, je fais à mon tour.
    
    — Allez, filez, les gars, laissez-moi dormir, c’est assez tard ! »
    
    Il ne nous reste alors qu’à gagner la chambre, et à nous glisser dans le lit de l’adorable Ulysse.
    
    Ses draps portent la marque olfactive de leur propriétaire, un parfum bien mec, le même qui a percuté mes narines dès son arrivée sur les lieux de l’accident.
    
    Dans le noir, Jérém demeure silencieux et immobile. Je sens qu’il est toujours sous le choc, et je veux lu faire sentir que je suis là. Je m’approche de lui, je tente de le prendre dans mes bras et de l’embrasser.
    
    « Pas ici ! il lâche sèchement, tout en se dégageant brusquement.
    
    — Et pourquoi pas ici ?
    
    — Je suis pas à l’aise.
    
    — Parce que c’est le lit de ton pote ?
    
    — Fiche-moi la paix !
    
    — Allez, même pas pour un bisou ?
    
    — Arrête Nico !
    
    — Tu fais chier, Jérém ! » je lui lance, en me tournant sur le côté, triste et déçu par sa réaction.
    
    Dans le noir, j’attends, sans vraiment l’attendre, mais sans pour autant me résigner à arrêter de l’attendre, bien au contraire, une réaction de sa part, un geste de tendresse. Mais les secondes s’enchaînent, et deviennent minutes, et rien ne vient. J’entends sa respiration, je ressens son angoisse. J’ai l’impression d’entendre ses pensées s’entrechoquer dans ...
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