1. 0308 C’est là que l’imprévisible se produit.


    Datte: 26/10/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... s’étirent et je sens de plus en plus monter l’angoisse que mon bobrun mette à mal ma version. J’ai l’impression que c’est vachement long, et je commence à penser que quelque chose est en train de clocher. Ils ont vu que Jérém a bu et fumé, et ils doivent se poser, et lui poser, des tas de questions. Ils vont finir par le faire craquer. Merde !
    
    Soudain, un visage familier apparaît devant moi comme surgi de nulle part.
    
    « Salut, Nico.
    
    — Mais comment… »
    
    T-shirt noir bien tendu sur son torse massif, les manchettes très près des biceps, short découvrant des beaux mollets solides, une fragrance de mec qui s’insinue dans mes narines et vrille illico mes neurones, beaux cheveux blonds et barbe bien fournie, le co-équipier de Jérém est là.
    
    « Jérém vient de m’appeler, coupe court Ulysse. Qu’est-ce qui s’est passé ?
    
    — On a percuté un scooter…
    
    — Ah merde. Et le type du scooter ?
    
    — Il s’en sort pas trop mal, il est vivant.
    
    — C’est déjà ça, et c’est le principal. »
    
    Je lui explique rapidement ma petite ruse pour couvrir Jérém.
    
    « C’est de ma faute cet accident.
    
    — C’est toi qui conduisais ?
    
    — Non…
    
    — Alors, pourquoi tu dis que c’est de ta faute ?
    
    — On était en train de nous disputer quand c’est arrivé…
    
    — Il était en tort ?
    
    — Non, je ne crois pas… le mec du scooter a grillé un STOP…
    
    — Alors c’est lui qui est responsable…
    
    — Mais s’il n’avait pas été énervé par notre dispute, il aurait pu l’éviter…
    
    — Ou pas ! Tu sais, avec les si… ...
    ... »
    
    Jérém sort enfin du fourgon de Police. Il a l’air abasourdi.
    
    « Ça va ? je le questionne.
    
    — Je suis KO.
    
    — Comment ça s’est passé ?
    
    — Je ne sais pas…
    
    — Tu as maintenu ma version ?
    
    — Oui, oui !
    
    — Ça a pris beaucoup de temps…
    
    — Ils m’ont posé beaucoup de questions.
    
    — Eh, les gars, allez, on va chez moi, on sera mieux qu’ici, fait Ulysse.
    
    — Mais j’ai pris une chambre à l’hôtel, je fais remarquer.
    
    — Allez, venez à l’appart, on sera plus tranquilles. On va boire un verre ensemble. Enfin, sauf si vraiment vous préférez l’hôtel… je veux dire… faites comme vous le sentez, les gars. »
    
    Jérém a l’air sonné, perdu, Ulysse lui passe un bras autour du cou, le serre contre son épaule.
    
    « Allez, Jérém, fais pas cette tête, tout va bien. Tu t’es trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, c’est tout. Le type est juste blessé, et ça lui apprendra à faire davantage gaffe. »
    
    Ulysse est vraiment un gars rassurant, et quand il est là on a l’impression que tout va s’arranger. La perspective de profiter de sa présence me plaît. Je sens que ça va faire du bien à Jérém aussi. Alors, nous acceptons la proposition du beau blond.
    
    Après avoir attendu l’auto-dépanneuse avec nous (la voiture de Jérém n’est plus en état de rouler) et être passés chercher mes affaires à l’hôtel, Ulysse nous conduit chez lui. Il est 3h30 du matin.
    
    Son appart est plus grand que celui de Jérém. Dans le séjour, le clic clac laissé en mode lit me montre le quotidien de Jérém.
    
    Ulysse ...
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