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0312 Campan, là où tout s’apaise.
Datte: 18/08/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... petit Lucas dans les bras. C’est l’occasion pour moi de constater à quel point il a grandi depuis la dernière fois, et pour Jérém, de faire sa connaissance. « Il est costaud comme son papa », il plaisante, en le tenant dans ses bras. Au moment de se quitter, les deux potes se serrent fort dans les bras l’un de l’autre. « Plus jamais on se quitte, ok ? fait Jérém, la voix étranglée par l’émotion. — Plus jamais, plus jamais, tente de le rassurer l’adorable Thibault. — Je suis vraiment content qu’on se soit retrouvés, lâche Jérém, les yeux humides. Je suis content de voir que tu vas bien ! — Moi aussi je suis content de t’avoir retrouvé et de voir que les choses s’arrangent pour toi. Tu as tellement changé, Jé ! Je suis… oui, je suis fier de toi ! — Il reste du chemin à faire…— Certainement… mais au moins maintenant tu sais qui tu es. Tu ne veux pas que ça se sache, et je le comprends. Mais tu sais qui tu es. Et c’est le principal. C’est par là qu’il faut commencer si on veut espérer d’être heureux dans la vie. Et puis, tu sais que Nico t’aime et tu l’aimes. N’oublie jamais la chance que tu as. » A la gare Matabiau, je me gare en double file en attendant que Jérém se renseigne pour les trains au départ pour Paris. « Il y en a un dans 15 minutes, il m’informe, lorsqu’il revient à la voiture. Mince, alors… ça nous ne laisse même pas le temps d’aller prendre un café. — On se revoit quand, Jérém ? je ne peux m’empêcher de le questionner. — Je ne ...
... sais pas…— Dans six mois ! je plaisante. — Nico, je voulais te demander un truc… il lâche, à brûle pourpoint. — Quel truc ? — Depuis hier j’ai l’impression que quelque chose te tracasse…— Rien ne me tracasse, je suis heureux d’être avec toi ! — Par moments, tu as l’air ailleurs… tous ces mystères…— Mais où tu as vu des mystères ? — Tous ces coups de fil… Dis-moi, Nico… est-ce qu’il y a quelqu’un qui t’attend à Bordeaux ? »Touché, coulé. « Mais qu’est-ce que tu vas chercher ? — Je t’ai laissé tomber pendant trop longtemps… »Je me souviens l’avoir déjà entendu prononcer ces mots, c’était hier, devant la cheminée du relais, avant que les cavaliers ne débarquent. « Alors, je me dis que tu aurais pu rencontrer quelqu’un… il conclut, comme un coup de massue. — J’ai eu quelques aventures, je te l’ai dit, mais rien de sérieux… les coups de fil, c’était ma mère ! — Moi je pense que c’est un gars qui essaie de te joindre depuis deux jours… »Ça me déchire le cœur de lui mentir. Et pourtant, je ne me sens pas le courage de lui raconter la vérité. Je ne peux pas lui parler de Ruben et de ce que nous avons construit ensemble en quelques semaines. Je ne peux pas lui dire que je n’ai pas eu la force de lui faire confiance, de l’attendre. Je ne sais plus trop quoi lui répondre, et mon silence « m’accuse » de plus en plus lourdement à chaque instant qu’il dure. « C’est un gars, hein ? il revient à la charge, la voix voilée par une certaine tristesse. — Oui, ...