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0312 Campan, là où tout s’apaise.
Datte: 18/08/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
Ce récit, bien qu’il se veuille réaliste, n’en demeure pas moins une fiction. En aucun cas les agissements des personnages ne doivent constituer un exemple de conduite. Tout rapport sexuel entre garçons doit être protégé, à moins d’avoir pleine confiance en l’autre. En aucun cas, on ne peut se contenter de déclarations de l’autre pour coucher sans protection. Y compris lorsqu’il s’agit de quelqu’un qu’on connaît, qu’on apprécie, qu’on aime. Dans la petite maison au pied de la montagne, le crépitement du feu se mélange aux doux claquements de nos baisers incessants. Je suis conscient que sommes tous les trois en train de nous engager dans une voie dangereuse. Car cet instant où tout est en train de basculer entre nous, me rappelle une autre nuit où tout a basculé. Et je me souviens des conséquences de cette fameuse nuit, de la gueule de bois qui nous attendait le matin suivant. Je ne veux surtout pas commettre les mêmes erreurs, notamment vis-à-vis de Thibault. Et pourtant, je continue d’embrasser les deux potes, sans pouvoir m’arrêter. Je sens que nous allons très bientôt passer le point de non-retour. A moins que nous l’ayons déjà passé… Jérém est le premier à se retirer de ce jeu délicieux. Thibault arrête à son tour de dispenser des bisous. Est-ce qu’ils regrettent déjà d’être allé trop loin ? Est-ce qu’ils se sont arrêtés juste à temps, avant que ce ne soit trop tard ? Est-ce que nos retrouvailles sensuelles vont s’arrêter là ? Je me retrouve dans les ...
... bras de mon bobrun, et je me sens un peu con. Mais, très vite, il recommence à poser des bisous dans mon cou, et son souffle sur ma peau m’apporte de nouveaux frissons. Des frissons qui montent en puissance, et de façon exponentielle, lorsque je sens un autre souffle sur ma peau, d’autres lèvres, d’autres bisous, dans mon cou, sur ma joue, sur mon oreille. Mon cœur s’emballe, et mon excitation avec. Evidemment, je pense à Ruben, évidemment je culpabilise. Evidemment, je pense à Thibault, et je ne sais pas si c’est une bonne idée de remettre ça. Et pourtant, je me laisse transporter par l’appel du bonheur qui semble s’annoncer. Les bras de Jérém enlacent mon torse, ses mains défont lentement ma braguette. Je suis dans un état d’excitation extrême. Le bobrun sort ma queue raide de mon boxer et commence à la branler. La douce pluie de baisers dans mon cou vient de cesser. J’entends dans mon dos les clapotis de lèvres qui se rencontrent, qui se séparent, et qui se cherchent encore. Je suis emporté par le plaisir que m’offre sa main, mais aussi par l’excitation de savoir les deux potes en train de s’embrasser. Je me laisse dériver dans ce bonheur. Dans ma tête, mille envies – et mille et un scenarii pour les assouvir – se bousculent. Et lorsque je réalise que l’autre main de Jérém est en train de branler la queue de Thibault, je sens émerger en moi un fantasme fou qui fait grimper mon ivresse à des sommets vertigineux. Tout cela m’approche dangereusement de ...