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Longtemps
Datte: 10/08/2024, Catégories: f, hhh, initiatiq, dominatio, Auteur: Landeline-Rose Redinger, Source: Revebebe
... queue raide de l’allongé, je criai en perdant du sang, mais alors je n’étais plus vierge. Pendant qu’un me baisait – moins que je ne le baisais – en soufflant la bouche fermée, je cherchais les queues des deux autres. Je peux presque dire qu’il me semble me souvenir de leur goût âpre et cotonneux à la fois. L’allongé me baisait avec une forme de révulsion dans les yeux, proche de la folie, semblable à un anoxique. Je tentai d’entrer les deux glands dans ma bouche, mais ceux-là étaient épais et la jouissance figeait mon corps jusqu’au mouvement des lèvres. Puis je me retirai de ma position d’amazone, tendant mon cul, le visage enfoui dans la couverture. Je voulais faire durer. Je voulais tout, et pour la première fois de ma vie, je prenais tout. Il me semblait prendre une revanche sur le temps et pourtant je n’avais que dix-sept ans. — Baisez-moi, mon cul, ma chatte. L’un emplissait mon cul, l’autre mon vagin, et je suçais le troisième. Comme un tour de garde, chacun prenait son quart. Je ne mentirais pas en disant que cela dura une heure passée. Les hommes n’en étaient plus. Ils étaient comme on dit, tous trois bien montés. On avait pris et repris mes trous. Ma réticence simulée du début, tout comme mon consentement non-dit, mais avéré, les avait rendus à l’état animal. Alors qu’à tour de rôle ils me sodomisaient, je cherchais une plus-value à ce moment hors du temps. Dans le tas mélangé de leurs habits de travail, j’aperçus une ceinture. Avec peine, car on ...
... s’agrippait à mes hanches, on s’arcboutait pour m’enculer plus profondément, je réussis à m’en emparer. Je criai à mes conquérants : — Dérouillez-moi en me baisant ! Il faut vous dire que le verbe « dérouiller » n’était pas alors naturellement de mon registre de langue, mais que le divin marquis ou un autre écrivain, peut-être Pauline Réage, me l’avait enseigné. Donc : — Dérouillez-moi, criai-je. L’un des trois, le plus hardi, claqua sur mes fesses la ceinture, et ce que Sade m’avait enseigné me revenait dans sa réelle réalité. Le coup sec et brutal me fit suffoquer et sa brûlure m’emmena là où le plaisir de la fellation et de la sodomie conjuguées ne m’avait pas encore conduite. — Encore, tout encore, fis-je dans une voix étouffée. Les coups pleuvaient, les queues s’agitaient dans un tournoiement de folie. Les hommes lâchaient leur jus et fouettaient mes seins, mes fesses, tout mon corps. Je me sentis défaillir, je crois avoir été emportée par le plaisir suprême. Lorsque je sortis de ma torpeur heureuse, j’étais nue sur la couverture. Au sang de mon sexe se mêlaient les effilures rougeoyantes du cuir qui m’avait cinglé. À quelque dix mètres de là, papa était passé en voiture sans me voir. Je frissonnai d’un plaisir infini. Je réussis à m’habiller, repris mon scooter et montai non sans mal à ma chambre. Ce jour-là, je ne travaillai pas, j’avais ourdi la mise en scène que j’avais vécue. Je fus sous les draps deux jours durant, simulant un mal de fille. ...