1. Longtemps


    Datte: 10/08/2024, Catégories: f, hhh, initiatiq, dominatio, Auteur: Landeline-Rose Redinger, Source: Revebebe

    ... sans la célébrité (!) – m’enjoignait à un brin de frivolité. J’avais compris le message bien avant qu’on ne me le soufflât.
    
    Un jour, et je ne saurais dire où précisément, cherchant dans les rayons d’une librairie le premier tome de la Recherche de Proust, je me saisis d’un livre de poche, sans doute mal rangé, et c’est ainsi que je découvris la littérature érotique.
    
    Françoise Rey – Nuit Blanche –, c’est peut-être là, précisément, que se situe mon désir insatiable et récurrent pour les routiers.
    
    J’ai écumé tout Françoise Rey, Françoise Simpère, Alina Reyes, plus tard Catherine Millet et ses péripéties sexuelles me laissaient croire à ce que je pensais possible en somme depuis l’âge de treize ans. Ma préférence absolue allant vers « Le Bonheur », court récit de Denis Robert. J’avais dix-huit ans et entrevoyais encore tant de choses à découvrir.
    
    Un soir, voilée du rideau du grand salon, j’observais la fête dans les jardins d’été. Curieusement, il n’y avait pas de jardin d’hiver, sinon la grande verrière où papa recevait ses amis du club tandis que maman était… eh bien, je ne sais pas où était maman !
    
    Donc, involontairement cachée par le rideau épais, j’étais là, invisible du jardin. Je l’étais également du grand salon.
    
    Puis, en appui contre le divan, droit comme un I, un ami de maman se déboutonna et son sexe long et courbe se promena sur les lèvres de maman. Elle poussait de petits cris de faon, tentant par à-coups de saisir le membre entre ses lèvres, mais ...
    ... lui disait qu’une belle salope devait savoir attendre. Il lui maintenait légèrement vers l’arrière le visage par la chevelure. Ce tableau-là me réjouissait, le clair-obscur le rendait à l’égal des plus beaux portraits de femmes de Vétriano.
    
    Maman dégrafa son chemisier à volants et fit aller le gland de l’ami en petits tournoiements autour de ses tétons, puis l’homme la bascula contre l’accoudoir du divan. J’eus un peu peur pour elle, mais, relevant sa jupe, elle suggéra qu’il entre son sexe en elle.
    
    — Une salope doit attendre, dit-il.
    — Enfonce-moi, enfonce-moi.
    
    Et l’ami de son sexe plutôt mou flagellait la raie des fesses de maman. Ce fut de loin le plus attrayant spectacle de ma jeune vie.
    
    La chapelle Sixtine et le Louvre ne m’avaient offert que de bien pâles copies de ce tableau-là. Puis l’ami perdit la face ; maman s’imposa, se retourna avec brusquerie, elle tomba en génuflexion et avala du même coup la queue molle de l’ami.
    
    J’avais vu dans un reportage épique des sauvages avaler des sabres, et maman dans sa gloutonnerie les distançait. J’aimais regarder ses doigts longs et toujours manucurés se glisser sur le membre, son visage comme une mécanique systématique ingurgitait et régurgitait l’engin. J’avais treize ans et être à sa place était mon vœu le plus cher. Ce qui m’apparut bien après comme le plus mémorable fut que le sexe de l’ami ne fut pas droit, sec comme un bambou, mais qu’il maintenait une molle rigidité.
    
    Vous le savez, vous qui me suivez, j’ai ...
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