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Les folies sont affaires de vauriens
Datte: 30/06/2024, Catégories: f, h, fh, caresses, pénétratio, occasion, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... me faire passer un message subliminal ? — Pardon ! C’est une boutade ! Mal venue, je te l’accorde. Je ne suis pas jalouse, tu le sais depuis le temps. — Est-ce bien vrai ça ? Tu te comportes comme si un danger imminent se profilait à l’horizon. Annie est simplement ma secrétaire et rien d’autre. C’est compris ? — Oui, oui ! Je n’en ai jamais douté… je suis désolée… — Je t’aime Sophie… et tu es la femme de ma vie ! Pas question d’en rajouter une couche. Un baiser plein de fougue réunit nos deux bouches. La valise prête depuis la veille passe de la chambre au coffre de la voiture et les feux arrière de la berline ne sont bientôt plus que deux points rouges sur le chemin qui mène à la route nationale. Le silence retombe sur la maisonnée encore entourée d’un brouillard tristounet. Avec ses derniers attouchements, Pierre a de nouveau allumé en moi un brasier qui cette fois ne sera pas éteint, enfin… pas par ses pattes en tous cas. Le petit creux au ventre qui me saisit est autant dû au départ de mon homme qu’à ses câlins trop prononcés. Seule la douche va me délivrer du mal et du mâle. Je me plonge sous la pomme avec une délectation certaine, espérant ainsi « oublier » ces braises réalimentées par le vent des caresses de mon nounours. Et c’est le portrait d’une Annie souriante et enjôleuse qui refait surface dans ma tête. Pourquoi, là, ce matin ? Pourquoi elle ? Sans doute parce que nous en avons parlé et que sans que j’en sois réellement consciente une alarme clignote ...
... dans mon cerveau ? Pierre n’est pas le genre de type à se taper sa secrétaire. Mais c’est ce que je veux penser en cet instant comme pour me rassurer. Et cette incroyable idée fait son petit bonhomme de chemin dans mon esprit en dérangement passager. C’est ainsi que s’éloigne de moi cette envie latente de sexe, besoin créé de toute pièce par les mains de mon diable d’homme. La dose de la veille n’a donc pas suffi à me rassasier ? Bon ! Ce n’est pas la première fois que je suis en rut sans mon mari. Je sais gérer ce genre de trouble émotionnel, manuellement d’ordinaire. Mais là… il y a cette incroyable image qui s’impose à moi, celle d’un danger impossible à détourner. Cette peur soudaine porte un prénom : Annie ! Je dois être devenue effectivement folle pour avoir l’esprit aussi mal tourné, ce matin. Il est quatorze heures lorsque Pierre m’avertit de leur arrivée à l’hôtel où ils vont séjourner à Bordeaux. Chacun dans une chambre, je veux le croire. Il me promet de me rappeler en début de soirée et pour moi l’attente prend des allures de cauchemar. Tout d’abord un crachin tombe dru, ensevelissant tout sous ses gouttelettes fines et froides. Et puis je me torture sans raison. Cette idée pernicieuse que Annie et Pierre… vont cohabiter durant une semaine me rend dingue. Je décide donc d’aller m’aérer un peu. La flotte qui dégringole d’un ciel si bas me complique singulièrement la tâche. Et je roule sans but, n’osant pas mettre un pied à l’extérieur de la voiture. C’est ...