1. Les folies sont affaires de vauriens


    Datte: 30/06/2024, Catégories: f, h, fh, caresses, pénétratio, occasion, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe

    Le vent fait tourbillonner les dernières feuilles des arbres sur le terrain. Le lac a pris ses couleurs d’hiver, et la nature semble se recroqueviller sur elle-même, dans un lent et long sommeil. Là-bas, sur l’eau, les derniers touristes profitent du tour de la perle avant que les navettes ne soient remisées pour les jours mauvais. Sur son fauteuil, mon mari lit son journal, comme tous les soirs. Un calme apparent, pour une existence comme figée par la saison fraîche naissante. Les quinquets qui survolent les environs immédiats de notre maison, je me fais de drôles de réflexions.
    
    — Le temps est à la neige, on dirait !
    — Hein ? Tu m’as parlé, ma chérie ?
    
    Je hausse les épaules, engluée dans mes pensées. Je n’ai pas seulement fait attention que les mots étaient venus spontanément briser le silence du salon.
    
    — Euh… non, Pierre ! C’est juste un avis personnel.
    — C’est un peu tôt, pour une poudrée, non ?
    — Vu l’état du ciel, on peut pourtant le penser.
    — Ah ? Si tu le dis ! Ce serait le comble, ça ! Je prends la route demain… moi.
    — C’est vrai. Ta valise est prête…
    — Tu… tu ne veux pas m’accompagner, mon cœur ?
    — Oh ! Les trajets de cette nature en voiture… je n’y tiens plus vraiment. Je ne sais pas comment tu peux encore les supporter. On est si bien chez nous.
    
    Je quitte ma tour de guet. Je me retourne lentement et lui me regarde. Je connais ce reflet dans ses yeux. Celui qui précède les jours d’absence, une lueur qui se veut navrée. Un long soupir sort de la ...
    ... gorge de cet homme qui sous des airs débonnaires et placides reste le meilleur mari du monde. Il n’exprime ses regrets de quitter le nid que par sa poitrine qui se soulève et s’abaisse un peu plus nerveusement.
    
    — Ne t’inquiète pas, Pierre ! Je supporterai encore cette fois-ci, la semaine que je vais passer seule. Et puis avec les téléphones portables et internet, les distances ne comptent plus vraiment.
    — Ouais… pas pour certaines choses !
    — … !
    
    Je saisis parfaitement à quoi il vient de faire allusion. Et d’un coup, le fait d’aborder ce volet intime de notre vie crée en moi également une sorte de besoin. Je viens gentiment m’asseoir sur le canapé et lui tends la main. Son canard quitte ses pattes pour se retrouver sur la table basse. Il me dépasse de toute sa hauteur, moi assise et lui debout. Il s’installe à mes côtés et dans une sorte de réflexe, je m’allonge de manière à poser ma tête brune sur ses genoux. J’ai besoin du réconfort de ses caresses. Il le sait et ne se prive pas de lisser ma chevelure. Ses doigts s’égarent dans les tifs atteignant mon cuir chevelu.
    
    Il le masse délicatement et mes paupières se ferment sous la bienveillante tendresse de ce mari confus de devoir se rendre à ce foutu colloque. De mon crâne, les visiteurs sympathiques migrent vers mes joues. Un index facétieux s’évertue à longer les ailes de mon nez, puis part latéralement pour découvrir d’abord le lobe d’une oreille que le retrait d’une mèche de tifs laisse apparaître. Un frisson secoue ...
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