-
Je l’ai regardée se dévergonder
Datte: 24/06/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Tamalou, Source: Hds
... aux mains bienfaisantes. Mon cœur battait la chamade, ma respiration s'accélérait en la regardant furtivement. Je savais que sa libido avait déjà des pulsions lancinantes. Je l'ai entendu lui suggérer de s’approcher un peu pour qu'il puisse l’atteindre plus confortablement, et elle l'a fait. Sa tête a disparu de ma vue, mais pas ses mains, serrées sur le dossier. Je les ai entendu chuchoter. Cela devenait exaspérant. Je voulais entendre leur intimité et la radio était trop forte ! J'étais frustré. Allongé là, complètement éveillé, désirant les entendre et voir. Tout voir. J'ai jeté un coup d'œil vers le rétroviseur, mais comme j’étais placé, il ne montrait que le plafond. La seule chose visible, c’était ses mains, et elles ont disparu, l’une après l’autre. Il n'y avait plus rien d'autre que l'obscurité et la radio trop forte, qui couvrait les chuchotements et les bruissements de vêtement. En essayant de capter le moindre son, j'ai cru l’entendre prononcer le prénom de Gaëlle, la femme de Patrick. J'ai cru l'entendre dire non plus d'une fois. J'ai cru l'entendre dire qu’elle ne pouvait pas. Mais je sais aussi que j'ai entendu ce rire sexy de femme émoustillée, et j'ai entendu Patrick dire : « Tu ne diras rien, à personne » J'ai commencé à entendre des bruits humides de baisers. Et j'ai entendu le bruit d’une fermeture éclair. Je me torturais, en proie à mes émotions. Je me sentais faible, tourmenté, mon estomac se nouait en imaginant ce qu'ils faisaient. Je ...
... savais que je pouvais tout arrêter, mais j’étais paralysé, comme si je découvrais un monde nouveau. J’étais sur le seuil d’une porte qui s’ouvrait pour la première fois. Jusqu’à présent, je n’avais pas pu franchir le seuil et entrer. Je me laissais porter, sans savoir où j’allais. Comme dans un rêve, je pénétrais dans un monde de fascination érotique. Comme un papillon qui vient brûler ses ailes à la chaleur de la flamme. Bientôt, les sons provenant de la banquette arrière sont devenus plus audibles. Ce n’était plus seulement des chuchotements mais, Bérengère, troublée par les attouchements, commençait à devenir bruyante. Respiration lourde de baisers mouillés et de soupirs étouffés. J'ai entendu Patrick lui demander si elle aimait ce qu’il lui faisait. Sa réponse fut un gémissement profond, étouffé par un baiser. Je savais ce qui se passait. Je l'avais déjà entendu. Ses plaintes, ses gémissements et ses soupirs. C’était le prélude. Elle a dû prendre conscience de son manque de discrétion car soudain, sa tête et le haut de son buste sont réapparus au-dessus du dossier. Heureusement, j’avais gardé les paupières mi-closes et, dans l’obscurité environnante, elle ne s’est pas aperçue que je l’espionnais. Elle m’a secoué l’épaule en demandant : « Chéri, est-ce que tu dors ? » J'ai grogné et gémit en réprimant un ronflement. Je l’épiais entre mes cils presque clos. Son visage a eu une drôle d’expression, comme de la résignation, l’air de dire « tant pis pour lui ! » Ses ...