1. Je l’ai regardée se dévergonder


    Datte: 24/06/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Tamalou, Source: Hds

    ... presque sur notre route. J'ai dit oui, bien sûr.
    
    « Où est ta femme ? » Il m’a demandé. J'ai montré la piste de danse. Il l’observa un moment. « Elle passe un bon moment, maintenant ! Tu ferais bien d’être vigilant ! »
    
    Inutile de me prévenir. Bérengère était encore jeune, jolie et sexy. N'importe qui voyait cela. Mais Patrick en savait beaucoup plus que cela. C'était le gars à qui je me confiais et à qui je racontais nos petites histoires. Je lui avais révélé, par bribes, nos heurts et nos tracas de couple marié, et aussi quelques secrets.
    
    À jeun, je n’étais pas vraiment à l'aise pour parler de nos accrochages, mais l’alcool aidant, je m’étais laissé aller à quelques confidences. Redevenu sobre, je regrettais mes révélations, et j'espérais vivement que Bérengère ne l’apprendrait jamais.
    
    Bérengère m'avait tout appris. C'était à cette période de l’adolescence, où les quelques flirts un peu poussés m’avaient laissé un goût fugace. C’était une fille timide, séduisante et avide d’affection. Notre relation a rapidement évolué, et quelques semaines après notre rencontre, nos baisers et nos caresses brûlaient mon esprit. Je n'avais jamais supposé qu’une fille pouvait aimer autant que cela. C'était une beauté affamée de caresses, et j’étais là pour nourrir son appétit.
    
    J’ai détesté la quitter pour retourner à l'université cet automne-là. Ensorcelé par cette délicieuse créature qui réclamait mes caresses, je tremblais de peur de la perdre pendant mon absence. La fine ...
    ... mouche l’a vite compris, et c’est là qu'elle a appris à me manipuler et à me tourmenter.
    
    Elle était inexpérimentée, mais savait provoquer en moi des émotions puissantes comme la jalousie. Je suis devenu son jouet préféré, sur qui elle exerçait ses jeunes griffes. Progressivement, elle m’enchaînait, et elle est devenue pour moi le centre du monde. Elle me repoussait, puis me ramenait à elle, effrayé de la laisser seule. Malgré nos différences et nos immaturités, cela nous a finalement propulsé vers l'autel.
    
    Mais Patrick ne connaissait pas cette séduction muette. En parlant de vigilance, il avait à l’esprit les propos que j’avais tenu sur le fait qu’elle tenait peu l’alcool. Et qu’une fois pompette, son désir de sexe fou augmentait de façon exponentielle. Elle ne savait plus se tenir, batifolant au milieu de l'attention d'autres hommes, qui bourdonnaient autour d'elle comme des mouches.
    
    Ils sondaient, tâtonnaient, cherchant la clé qui déverrouillerait son intimité. Et elle le savait. Depuis son mariage et ses deux bébés, elle a gagné en duplicité et en assurance. Plus les hommes la désiraient, plus elle était séduisante à mes yeux.
    
    Elle savait si bien éveiller ma souffrance. En colère, ou par jalousie, elle me taquinait avec ses insinuations. Ses allusions, ses comportements suggestifs m’effrayaient et me tourmentaient. Une fois, je voulais partir camper et pêcher avec mes copains pour le week-end. Souriante, elle m’a dit : « Si tu savais comment je m’occupe quand tu es ...
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