1. Je l’ai regardée se dévergonder


    Datte: 24/06/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Tamalou, Source: Hds

    C'était par une soirée d’hiver, d’une humidité glaçante, que c’est arrivé. Sorti de nulle part, et inéluctable. Quelques jours après, cela me semble irréel, un cauchemar, ou un rêve. Mais mes mains frémissantes, mon ventre glacé, mes pensées salaces me confirment la réalité.
    
    La soirée, c’était une de ces obligations à laquelle vous êtes tenu de participer lorsque vous travaillez au ministère. Une réception en l’honneur d’un truc ou d’un machin, peu importe. Ils viennent te voir avec des billets, et te suggèrent d’en prendre une paire. Bien sûr, tu n’es pas obligé … Bien sûr …
    
    J'avais donc deux billets, pour moi et pour ma femme. Buffet et alcool à volonté. Ce pouvait être une bonne soirée, mais elle a mal commencé. Bérengère n'était pas contente d'y aller, elle méprisait ces mondanités, et le fait d’y être forcée. Mais j’avais besoin de ce travail pour faire vivre ma famille, et elle a dû se résigner. Moi, j'étais contrarié qu'elle soit mécontente.
    
    Nous nous préparâmes en silence, et je la lorgnais du coin de l’œil. Je devais admettre qu'elle avait l'air sexy, comme toujours. Sa robe verte, assortie à la couleur de ses yeux, mettait en valeur ses cheveux blonds aux reflets dorés. Courte et ample, elle dévoilait ses jambes toniques, gainées de nylon sombre. La taille étroite soulignait ses seins appétissants. Elle avait peu de robes décentes pour sortir.
    
    Moi, je trimballais le seul costume que j'avais, celui de mon mariage. Nous finissions de nous préparer quand ...
    ... la nounou est arrivée, alors nous avons embrassé les enfants, et nous sommes partis. Nous avons fait un détour pour récupérer mon ami et collègue Patrick, avec qui je covoiturais, afin qu’il puisse laisser leur véhicule à sa femme, pour aller travailler.
    
    Patrick était prêt à faire la fête, comme d'habitude : « J'ai roulé un joint pour la route » a-t-il annoncé. Nous l'avons fait circuler, et son aide a réchauffé un peu l’ambiance.
    
    Mais ce n'était pas suffisant. Tout au long de la soirée, le climat entre Bérengère et moi était électrique. Elle avait l'impression que le monde tournait sans elle. Elle était méfiante, surveillait à qui je parlais, ou avec qui je dansais, sans remarquer les regards admiratifs des hommes présents. Alors que la soirée avançait, nous nous réfugiâmes dans une consommation de bière excessive.
    
    Puis, au moment où l’assistance se clairsemait, j'ai fait une dernière virée rapide vers les toilettes. Quand je suis revenu, Bérengère s’était évaporée. Je l'ai cherchée et je l’ai repérée sur la piste de danse avec un beau jeune homme. Soudain, en compagnie de ce dragueur, elle était devenue chaleureuse. Ils ont dansé longtemps, il la faisait tourner, lui parlait et elle riait, vive et joyeuse. J’ai attendu en me demandant si elle s’amusait vraiment, ou si elle faisait cela pour exacerber ma jalousie.
    
    Patrick est revenu, accompagné d’une amie, une certaine Rosine, qui travaillait au ministère, comme nous. Pourrions-nous la ramener chez elle, c’était ...
«1234...19»