1. Enquête bretonne 3


    Datte: 20/06/2024, Catégories: fh, médical, amour, policier, Auteur: Volovent, Source: Revebebe

    ... de journalistes et de curieux. Ça s’attroupe un peu partout. Pas moyen d’aller prendre nos affaires. Je fais le gars décontracté, marche tranquillement vers sa voiture et démarre sans que personne ne me remarque. Je la récupère près de la porte cochère où elle s’était planquée et nous voilà partis.
    
    Une heure après, Cancale, enfin pas tout à fait, chez Marie, plutôt. Il est midi et Jules en est à son je-ne-sais-pas-combien-tième verre de blanc.
    
    — Jésus-Marie-Joseph ! les petits. Ça va ?
    — Toujours quand on vient chez vous !
    — Ça, c’est gentil. Tu vois Jules, y’en a qui sont polis, au moins !
    — Y f’raient mieux de payer leur tournée.
    — Jules !
    — C’est vrai quoi, ça bavarde, ça bavarde et après ça donne soif.
    — Il a raison, une tournée, Marie.
    — Et pour la petite, ce sera quoi, elle a l’air toute retournée.
    — Il y a de quoi, vous avez vu le journal ?
    — Ah ça, on a vu. Pauvre jeunesse. Ils ne savent plus quoi faire pour embêter le monde.
    — Moi je dis que ces gars-là y savent parler aux femmes.
    — Jules ! Mais qu’est-ce que ça à voir avec elle ?
    — La jeune femme médecin du journal…
    — Non ! Pas possible ! Jésus-Marie-Joseph !
    — Moi je le savais, et le deuxième médecin qu’ils cherchent partout, c’est toi. J’ai tout compris quand tu m’as montré la photo de la fille. Les choses entraînent les choses et le bidule… Tu fouinais. Mais alors, les voyous ?
    — Eh oui, tu as tout compris. Il en fait partie.
    — M’étonne pas, ce gars-là y sait parler aux femmes.
    — Jules, je ...
    ... vais te sortir si ça continue !
    — Marie, on ne va pas pouvoir se cacher longtemps, alors on envisage de faire une conférence de presse. Est-ce que ça vous plairait qu’on fasse ça chez vous ?
    — Jésus-Marie-Joseph ! Oh là là oui !
    — Et moi, j’y serais ?
    — Bien sûr, Jules.
    — Alors d’accord.
    — Bien, alors top secret pour l’instant. On va manger un morceau. On met au clair ce qu’on a à dire. On prévient le journal qu’on fait une conférence ici à 17 h. Ça va ?
    — Parfait.
    — Marie, faut faire prendre l’air à ta coiffe des dimanches, sinon ça va jaser.
    — Tais-toi donc Jules, je sais ce que j’ai à faire.
    — Marie, vous préparez des boissons pas chères, personne ne payera ; vous allez vous faire voler tout ce qui traîne. Planquez les bijoux de famille. Jules, trouve-moi 2 gros costauds à l’entrée pour 16 h. Ça va se bousculer grave.
    — J’vais chercher Émile et Jason et ça se bousculera pas du tout.
    
    16 h. Nous revenons chez Marie organiser le bazar, si possible. Nous avons téléphoné aux rédactions il y a ½ h, ils ne devraient pas arriver avant au moins ½ h. Notre texte est prêt. Nous nous lançons dans une mise en place sommaire de la salle. Jules a un sourire jusqu’aux oreilles, il n’a jamais vu une effervescence pareille. Marie a aussi recruté deux autres costauds« Il ferait beau voir qu’ils payent pas, en plus ».
    
    16 h 30, les premiers débarquent, ça va défiler pendant une bonne ½ h de plus. Arrivée à 50 personnes, la salle est bondée, surchauffée, on ne s’entend plus. Je ...