1. Enquête bretonne 3


    Datte: 20/06/2024, Catégories: fh, médical, amour, policier, Auteur: Volovent, Source: Revebebe

    ... mes bras, elle voulait lui sauter à la gorge. Elle avait le visage déformé par la colère, ses yeux lançaient des éclairs.
    
    — Le caprice va te… te…
    — Laisse Pat’.
    — Et c’est pour ça que tu te décarcasses depuis trois semaines ?
    — Ça vaut le coup, non ? On a sauvé Clara. Et puis on est ensemble.
    — Jean… Allons-nous-en, où je fais un malheur.
    
    En partant, j’ai jeté un œil sur Anna. Tête baissée, elle pleurait doucement. Mais pourquoi est-elle aussi désagréable par moments, pourquoi tout gâcher ?
    
    La soirée a été franchement réussie. Nous avons dansé, chanté, mangé le Creusois (quel courage !). J’étais heureux. Clara était vivante et j’étais avec Patricia. Que demande le peuple ? Demain est un autre jour.
    
    *
    
    * *
    
    Jeudi. Patricia est partie au CHU. Je me retrouve seul sans rien à faire. Insupportable. Je vais chercher quelque chose dans le journal. Et, à propos, il y a peut-être des nouvelles sur notre affaire. Allez zou, en balade.
    
    Ah ben ça alors, première page du canard, en gros, enhénaurrme devrais-je dire :« Une jeune femme sauvée d’une mort atroce par deux médecins du CHU ». S’ensuivaient force détails sur« la prisonnière enchaînée dans la cave », l’enquête menée depuis trois semaines par deux médecins pour la retrouver et débusquer les barbares ;« l’intervention décisive de la Gendarmerie » ; le travail du SAMU pour la ramener à la vie ; la photo d’Anna en larmes« parce qu’on avait retrouvé sa sœur chérie » (en réalité la photo a été prise juste après ...
    ... notre départ et les larmes c’était à cause de nous) ; les héros dont vous aurez le récit et la photo dans les heures qui viennent… Direction l’hôpital vite fait pour extraire Pat’ en douceur de tout ce ramdam. La réanimation est envahie de journalistes et de curieux ; je m’éclipse en douce et fonce dans son service, pareil : des photographes, des curieux… Heureusement, personne ne me connaît, tout le monde cherche« le deuxième médecin ». Je téléphone aux numéros qu’elle m’avait indiqués, occupés. Je fonce chez la surveillante générale. C’est une vieille peau qui vient d’expulser manu militari deux journaleux un peu trop envahissants. Je monte à l’assaut de son bureau, ferme la porte et avant qu’elle n’ait pu me virer, débite ma tirade comme une mitraillette :
    
    — C’est-moi-qui-suis-avec-Patricia-je-viens-l’exfiltrer-en-douceur-mais-vite-fait-où-est-elle ?
    — Jeune homme, dehors !
    — Dites-lui-que-Jean-est-là-s’il-vous-plaît.
    — Ah, c’est vous le fameux Jean. Vous en avez fait de belles ! Ne bougez pas.
    
    Deux minutes après, Patricia débarque et nous nous éclipsons par les labos de biologie. Ouf ! Quel bazar ! Maudit Le Guellec, il nous aura tout fait celui-là.
    
    — Tu sais ce qu’on va faire ? Tu vas prendre ton tacot et…
    — Ma voiture !
    — Oh, pardon, ton carrosse donc, et nous allons faire une petite virée dans la campagne. Je verrais bien un truc du genre Cancale et des huîtres après un café chez Marie.
    — Génial. On y va !
    
    Problème. Arrivés chez elle, la rue est envahie ...
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