1. Enquête bretonne 3


    Datte: 20/06/2024, Catégories: fh, médical, amour, policier, Auteur: Volovent, Source: Revebebe

    Résumé des précédents chapitres :Jean continue son enquête en Bretagne où il reçoit le soutien, tant diurne que nocturne de Patricia.
    
    Lundi matin. Après une nuit calme, mais courte, nos préoccupations ont divergé pour la première fois depuis 8 jours. Ça fait tout drôle de se retrouver seul. On cherche en permanence quelqu’un à côté, et il n’y a personne. Mais où est-elle ? Elle m’a prêté son épave pour naviguer dans Rennes et alentour, mais j’ai refusé de l’utiliser pour aller à Lorient. Pas fou, non ? La quincaillerie est fermée, bien sûr un lundi. Je me rabats sur l’adjudant :
    
    — Vous n’avez pas lu le journal ?
    — Quel journal ?
    
    Là, j’ai gaffé grave. Ce n’était pas le Figaro, Le Monde et encore moins Libé. Ouest France of course. Non, je ne l’avais pas lu.
    
    — Vous devriez, c’est intéressant. Le problème de vos prédateurs est en bonne voie.
    — Bien, bravo. Et pour Clara ?
    — Rien pour l’instant, mais je vous l’ai dit, on ne cherche pas vraiment.
    — Je vais à Lorient demain. Je vous contacterai après. Si vous avez du nouveau, je vais loger cette semaine chez Patricia, la jeune femme que vous avez vue la dernière fois. Vous avez ses coordonnées.
    — Tout à fait. Elle est charmante.
    
    À peine raccroché, je me précipite chez le marchand de journaux le plus proche(ils n’ont pas l’air d’avoir de kiosques ici).
    
    — Vous avez Ouest-France ?
    
    Nouvelle gaffe, je suis grave ce matin. Évidemment qu’ils ont Ouest-France. Je ne suis pas réveillé, ou alors très perturbé ...
    ... psychiquement. Le vendeur me jette un regard noir et me désigne l’énorme pile d’un geste du menton. Je parcours les pages fébrilement. Ah ! En pages Rennes :« Coup de filet de la Gendarmerie dans le milieu interlope rennais ». Je n’ai jamais su ce que voulait dire « interlope ». Ça doit faire beau dans le titre d’un article. Le journaliste encense la Gendarmerie qui avait mis fin aux agissements de quelques jeunes gens qui terrorisaient les femmes de Rennes et des environs en les frappant et les violant.« Un certain nombre » de victimes ont accepté de porter plainte… L’article, destiné à faire baver le brave lecteur, détaillait quelques-uns de ces actes de malveillance. Une phrase était sympa (pour moi) :« L’adjudant Le Guellec, chargé de l’enquête, avait décidé de frapper vite et fort devant l’importance des délits. »
    
    Bon, il a tiré la couverture à lui, bien joué, maintenant il me doit quelque chose, et il a intérêt à m’aider. Je dévalise le marchand en lui prenant 6 exemplaires du journal et j’en envoie un à Anna, avec un petit mot pour la prévenir de ma virée à Lorient demain.
    
    Nouveau coup de fil à l’adjudant qui fait répondre qu’il n’est pas là. Il se paye ma tête ou bien je rêve ?
    
    Il me reste les parents Lecomte, et pour aujourd’hui ça suffira. Coup de fil à la quincaillerie, rien. Normal, c’est fermé le lundi, mais on ne sait jamais. Coup de fil à leur appartement, rien ; à Cancale encore moins. Ils ont disparu aussi. C’est louche. Je ne sais plus quoi faire. ...
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