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Enquête bretonne 3
Datte: 20/06/2024, Catégories: fh, médical, amour, policier, Auteur: Volovent, Source: Revebebe
... J’aurais peut-être dû aller chercher le gars Anthony jeudi dernier. That’s it ! On ira demain. Je rentre chez Patricia décidé à lui préparer une belle tarte Bourdaloue. C’est long, ça occupe bien et ça vide la tête. En plus, elle sera contente. Mais d’abord un petit casse-croûte, sinon, à peine terminé, la tarte sera mangée. Et voilà, je suis en train de fraiser ma pâte, j’ai les mains bien grasses et paf !(ou plutôt « Dring »), le téléphone. Fatal, ils ont tous juré de m’emm… aujourd’hui. — Adjudant Le Guellec — Oui ? Vous désirez ? — Je suppose que vous avez lu le journal maintenant. J’ai décidé de ne pas vous citer pour l’instant, mais je vous demanderais de ne pas quitter Rennes. Vous et votre amie êtes des témoins importants et nous pouvons avoir besoin de vous à tout moment. D’ailleurs, vous devrez remplir et signer une déclaration. — Ce sera tout ? — Écoutez, l’affaire est d’importance et je ne veux pas que vous fassiez des bêtises. — Bien adjudant. Je comprends parfaitement. — Donc, c’est bien entendu, vous ne bougez pas de Rennes. — … — Dites donc, si vous faites la forte tête… — Vous ne croyez pas que vous auriez intérêt à m’en dire plus ? Au lieu de m’engueuler et de me menacer. Parce que je trouve que vous y allez un peu fort. Je vous donne une affaire, une grosse affaire, clefs en main, avec les faits et les protagonistes, nom, adresse, téléphone et photos. Vous tirez la couverture à vous et ensuite vous me pourrissez comme si j’étais une ...
... grosse m… C’est fort de café quand même. Énervé, le père Jeannot. C’est vrai, ça ne m’intéresse pas du tout d’être cité dans le journal, au contraire, je suis ravi de ne pas y être ; mais faut pas abuser, les informateurs ça se paye. Et moi je veux être payé en infos. Je le lui dis. Je ne donne plus rien. Et ma déclaration, il peut se la mettre où je pense. Enfin, je n’ai pas dit ça comme ça, j’y ai (un peu) mis les formes. Nous sommes fâchés. Pas grave, il s’en remettra, et moi je vais faire comme d’hab’, tout seul. S’il veut m’assigner à résidence, qu’il me convoque ! Il m’énerve, il m’énerve. Avec tout ça ma tarte n’avance pas. Allez, au boulot ! 18 h, Patricia rentre, enfin. Elle est épuisée. C’est toujours comme ça dans notre métier. Au retour des congés on a au moins trois ou quatre jours de travail double. Ça permet de ne pas penser, de replonger sans réfléchir dans le quotidien. Mais c’est un peu dur. Je lui ai préparé un petit apéro des familles : olives et Coteaux du Layon. — Tu veux m’anesthésier pour mieux me violer ? Méchant ! Je saurai me défendre. — Pas du tout mon petit cœur, bois ! Allez ! Encore ! Une gorgée pour papa, une gorgée pour maman… Tiens, à propos, tu ne m’as jamais parlé de ta famille. Là, j’ai eu droit à un regard noir avec un éclair au milieu, propre à dégommer un régiment de CRS. Bon, je n’insiste pas et dévie habilement la conversation sur le cours du cacao à Abidjan, sujet hautement sensible s’il en est. Elle finit par se ...