1. Enquête bretonne 3


    Datte: 20/06/2024, Catégories: fh, médical, amour, policier, Auteur: Volovent, Source: Revebebe

    ... univers gris.
    
    — Ben dis donc, tu as le moral, toi.
    — Elle est vivante ? Alors c’est bien. Bravo, tu as été sensationnel, époustouflant. On ne serait pas à la gare, je te sauterais dessus immédiatement.
    — Oui, et bien attends de la voir, tu n’auras peut-être plus envie après. Elle n’est pas très fraîche, il paraît.
    — Tu ne l’as pas vue ?
    — Non, j’ai laissé faire les collègues. Patricia est avec elle depuis son arrivée en réa. Elle m’a fait un bilan pas très brillant. Allez, on y va.
    
    Peu après, nous débarquons à l’accueil de la Réa. Patricia nous attendait. Un peu gênée et rougissante, elle vient saluer Anna.
    
    — Ça va, les fonctions vitales sont assurées. A moins d’un accident, bien sûr, mais c’est peu probable. Je crois qu’elle va surtout avoir besoin de calme. Elle dort. Je t’emmène, ne reste pas trop longtemps.
    — Parle-lui surtout, elle va t’entendre et te comprendre.
    — Jean, elle est dans le coma.
    — Pat’, on entend beaucoup de choses dans le coma. Parle-lui comme si elle pouvait répondre. J’ai fait assez de réanimation pour apprendre au moins ça.
    — Viens, Anna, tu veux nous suivre, Jean ?
    — Non, je t’attends ici. Anna et Clara ont besoin d’être seules.
    
    Elle est très« pro » dans son comportement avec une blouse. Mais quand elle revient, elle a quitté son uniforme et je la retrouve. Je la prends dans mes bras. Nous restons longtemps enlacés.
    
    — Ça fait du bien d’être avec toi. Je n’en pouvais plus de rester seul aujourd’hui.
    — Ton enquête est finie. Tu ...
    ... vas partir, peut-être même avec Anna ?
    — Bébé ! Je ne suis bien qu’avec toi. Je ne veux personne d’autre dans le creux que tu occupes en ce moment. C’est clair ?
    — Jean, Jean… Oh ! mais tu bandes !
    — Je ne peux pas faire autrement quand tu es là, tout contre moi. Pardonne-moi.
    — Ça, je ne sais pas, peut-être, on verra.
    — Sérieux, dis-moi, qu’est-ce qu’on fait d’Anna, où peut-on la loger ? Je n’aimerais pas qu’elle vienne chez nous.
    
    Elle me serre très fort en ce moment, comme si elle avait peur que je m’en aille.
    
    — J’y ai pensé. Elle peut aller chez une copine qui a un grand appartement à la sortie de la ville. Je lui ai téléphoné, elle est d’accord.
    — Tu penses à tout et tu t’occupes de tout. Ça marche.
    — On l’emmène dîner et je la dépose chez la copine.
    — OK, mais je t’avais préparé un gâteau, tu vas être obligé de le partager.
    — Le gâteau, je veux bien, mais toi non, jamais !
    
    Et là, j’ai eu droit à un de ces baisers passionnés qui restent dans les annales. C’est ce moment qu’Anna a choisi pour revenir. L’instinct ? Sa figure est passée par toutes les couleurs, pâle d’abord, vexée de ne pas être la reine, puis rouge de colère, enfin verte, les lèvres tremblantes :
    
    — Jean, je t’avais promis une partie de jambes en l’air à la fin de ton enquête, mais je vois que la place est prise pour l’instant. Quand le caprice de monsieur sera terminé, je serai à ta disposition. Je ne reviens jamais sur une promesse.
    
    J’ai été obligé de serrer Patricia très fort dans ...
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