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Les vacances d'été sont décidément trop longues !
Datte: 18/05/2024, Catégories: fplusag, profélève, amour, init, amouroman, rupture, Auteur: Geg Folie, Source: Revebebe
... du groupeAphrodite’s child. Je ne cherche pas à traduire les paroles, c’est « Aphrodite » et cela suffit pour que j’en fasse mon hymne à Louise. La réalité me rattrape progressivement, et je me recentre sur l’objectif de l’année, le Bac. Je continue à fréquenter le bar de Tonton, ne recherche pas de nouveau moment d’intimité avec Ninette et, forcément, ne refais jamais la fermeture. En guise d’épilogue : L’année suivante, je découvre le film « Mourir d’aimer » qui raconte l’histoire vraie de Gabrielle Russier(Annie Girardot) et Christian Rossi(Bruno Pradal). Certes, le scénario n’est pas le même que celui que j’ai vécu, mais je retrouve le contexte : une prof, son élève, la différence d’âge, les interdits… Je suis bouleversé et ne saurais dire ce qu’il m’a coûté par le nombre de places de ciné que j’ai achetées pour le voir, le revoir et le revoir encore. J’y ai sans doute inconsciemment trouvé une thérapie, prenant conscience que la raison de mon Aphrodite nous a sûrement évité le pire ! Mon Aphrodite ? Je ne la reverrai jamais. Pourtant, près de trente ans plus tard, discutant avec un bon ami, collègue du rectorat, je découvrirai que notre liaison a été connue, et que pour éviter tout scandale, « on » l’a incitée à demander sa mutation. Trente ans… ! j’avoue en avoir ressenti plaisir et soulagement : oui, elle avait été sincère ! Qui sait ? Elle porte peut-être encore ma petite fleur sur son cœur ! Et Ninette ? Vingt ans plus tard : un ami très proche, ...
... viticulteur, me fait rentrer dans le jury d’évaluation du concours des grands vins de France de Mâcon, en tant « qu’amateur éclairé ». Le travail terminé, nous allons prendre un bon rafraîchissement sur un stand de la foire. Je vois une très belle femme au sourire splendide, et aux cheveux blonds bouclés. Toujours l’œil connaisseur, je ne peux m’empêcher de l’admirer, pensant que je l’ai déjà vue quelque part : — Oh, Gérard, quel bonheur, il y a si longtemps ! Ah, oui, j’y suis, la fille du Tonton… À ma grande honte, son prénom ne me revient pas immédiatement. Elle quitte son poste, fait le tour du bar, s’avance tout près et m’enlace comme un certain soir de septembre 1970… Je n’ai pas le choix, l’étreinte dure moins de cinq minutes, mais reste chaste tant il y a de monde autour de nous. Elle se termine par un doux baiser et : — J’espère que nous n’attendrons pas si longtemps sans nous revoir. Il faut que j’y retourne… Au retour, dans la voiture, mon vigneron de pote s’exclame : — Eh ben dis donc, belle minette, très belle même, une de tes anciennes ? — Non, juste une très bonne copine ! — Tu parles, à d’autres, mais pas à moi ! Je ne vais pas insister, il ne me croira pas. Et puis… c’est plutôt flatteur, non ? À notre arrivée chez lui, nous retrouvons nos épouses pour le dîner et subissons le questionnaire habituel : — C’était bien ? Vous avez goûté de bons vins ? Vous avez vu du monde que vous connaissiez ? J’aurais préféré que mon pote s’abstienne de sa ...