1. Les vacances d'été sont décidément trop longues !


    Datte: 18/05/2024, Catégories: fplusag, profélève, amour, init, amouroman, rupture, Auteur: Geg Folie, Source: Revebebe

    Résumé des épisodes précédents :
    
    Deux mois d’espoir, de doutes, de certitudes, de pas en avant, puis en arrière. Deux mois pendant lesquels arrive enfin la chance de ma vie. Je suis initié aux plaisirs de la chair par mon Aphrodite.
    
    Quatre-vingts jours, une éternité ! Une séparation cruelle avec ma dame de Rénal. C’est probablement la première fois que je trouve que les vacances d’été sont trop longues. J’ai trop hâte de la retrouver.
    
    Lundi 14 septembre au matin :
    
    Nouvelle rentrée, même rituel, mêmes discours, même installation en cours, mêmes consignes. J’ai changé de prof principale et elle explique les changements : la grande nouveauté, c’est la philo. Ça représente pas mal d’heures chaque semaine, mais, bonne nouvelle : les cours de français ne sont plus obligatoires et sont réservés à ceux qui veulent améliorer les notes obtenues en première aux épreuves anticipées. Mon 12 me suffit, et il faut bien que je garde le plus d’espaces disponibles pour mon « Aphrodite ».
    
    Arrivent la liste des fournitures et des livres que nous nous revendons d’année en année, et la distribution des emplois du temps. Je regarde très vite ! Effarement ! Mon amour n’apparaît pas. Je suis effondré, ce n’est pas possible, il doit y avoir une erreur. À la récréation, je dévale les escaliers jusqu’au rez-de-chaussée, entre au secrétariat, salue la secrétaire que je connais bien maintenant. Il ne faut pas que je montre ma panique :
    
    — Ah, Gérard, qu’est-ce qui t’amène ?
    — Je suis ...
    ... venu te dire un petit bonjour !
    
    Et je lui claque une bise sur chaque joue.
    
    — C’est gentil, contente de te voir, as-tu passé de bonnes vacances ? Qu’as-tu fait d’intéressant ?
    
    Je ne peux pas y échapper : je raconte sommairement et me dois de lui poser la même question. Elle se répand en détails, c’est interminable ! La sonnette qui marque la fin de la récréation me sauve.
    
    — Au fait, tu avais besoin d’un renseignement ?
    — Oui, je suis un peu surpris, j’ai eu mon emploi du temps. Madame « X » n’est plus là ?
    — Ah, tu ne savais pas ? Elle a obtenu sa mutation pour Lyon. Tu penses, avec les relations de son mari, elle n’a pas eu de difficultés pour l’avoir hors mouvement. J’ai répondu à ta question ?
    — Bien sûr, merci beaucoup !
    — Tu as l’air contrarié ?
    — Un peu, oui, j’aimais beaucoup ses cours.
    — Alors bon courage et à bientôt.
    
    Je ne sais pas interpréter le sourire qu’elle m’adresse à sa dernière réplique, mais il m’intrigue ! Je dois retourner en classe, mais diable que la matinée est longue ! À midi, comme il se doit, je rentre à l’ENG pour déjeuner. Nous entrons toujours par l’impasse Jean Bouvet, passons devant la loge, saluons le concierge, puis entrons dans le bâtiment pédagogique avant de rejoindre l’internat. À gauche, il y a au mur une étagère avec des casiers ouverts, dans lesquels chacun trouve son courrier. Je suis un peu surpris d’avoir une lettre dès le jour de la rentrée, je regarde l’enveloppe et suis glacé. Je reconnais l’écriture, et constate ...
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