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Les vacances d'été sont décidément trop longues !
Datte: 18/05/2024, Catégories: fplusag, profélève, amour, init, amouroman, rupture, Auteur: Geg Folie, Source: Revebebe
... courses à cette heure-là, et s’il en arrive, il les refuse. — Excuse-moi si je suis indiscret… mais. — Tu n’es pas indiscret… Je sais ce que tu penses… Tu ne peux pas savoir… Maman est morte très jeune et je l’ai peu connue. Aïe, aïe, aïe, décidément je suis Gégé La Gaffe. — Pardon, je ne savais pas, je suis sincèrement désolé ! — Ce n’est pas grave, mais tu sais, conduire un taxi et tenir un bar tout seul, c’est impossible. C’est pour ça que je l’aide autant que je peux. Ni l’un ni l’autre ne savons quelle attitude adopter. J’essaie de détendre l’atmosphère, émets un petit rire contenu : — Bon, il faut que je parte, mais il faut me dire comment je m’évade, le rideau est fermé. Un grand éclat de rire : — Il n’y a jamais de prison inviolable, on peut toujours s’évader. Elle me prend la main et m’emmène au fond de la pièce où il y a une porte que je n’ai pas encore remarquée. — Tu es juste derrière le pâté de maisons, tu vas te retrouver facilement. Elle n’a pas lâché ma main, je sens qu’il faut dire quelque chose : — Je voudrais te remercier… Elle pose un index sur ma bouche et murmure : — Non, Gérard, c’est moi qui te remercie pour ce moment d’oxygène ! Je n’en ai pas souvent. Et les conversations avec les habitués, sauf les normaliens, sont toujours les mêmes, c’est épuisant. On recommence quand tu veux, je serai là. Je peux te poser une dernière question ? — Oui, bien sûr ! — Ta prof, tu en étais amoureux… secrètement ? Longue ...
... hésitation ! — Oui… secrètement, je ne peux pas en dire plus. Je ne vois pas arriver le dernier geste ; elle se colle à moi, passe une main derrière mon cou, me regarde droit dans les yeux : — Courage ! Ton cœur est blessé, donne-lui le temps de cicatriser, et pense que je suis là ! Tu n’es pas tout seul ! Je sens ses lèvres effleurer ma joue et frôler ma bouche. L’idée de profiter de la situation ne me vient même pas. — Allez, sauve-toi maintenant, prends soin de toi et guéris vite… Et reviens quand tu peux, et surtout quand tu veux ! Je suis dans la rue et j’ai des sensations étranges : j’ai l’impression que mes pieds ne touchent pas terre. Certes, j’ai un peu bu, mais pas suffisamment pour perdre mon self contrôle. La fatigue ? La pression de cette journée ? À aucun moment je ne pense à ce dernier moment pourtant délicieux. Je rentre tranquillement à l’école, rejoins le dortoir silencieux, décide de prendre une douche, espérant qu’elle va m’aider à clarifier mes idées, et rejoins enfin mon box pour m’affaler sur mon lit. Je m’endors assez vite, et très vite retrouve la tendresse de mon « Aphrodite ». Les jours qui suivent sont difficiles, je n’arrive pas à l’oublier. Peu à peu, la douleur est moins vive, la cicatrisation commence. Dès que je le peux, je m’installe au piano et joue, pour elle surtout « le canon de Pachelbel ». Beaucoup ne verront pas le lien, mais candeur de l’adolescent : ce « canon » a été repris dans l’introduction deRain and tears tube ...