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Les vacances d'été sont décidément trop longues !
Datte: 18/05/2024, Catégories: fplusag, profélève, amour, init, amouroman, rupture, Auteur: Geg Folie, Source: Revebebe
... tard ; il faut que je fasse la fermeture, et je déteste ce moment. Pendant qu’on range la salle, on laisse la porte ouverte pour évacuer la fumée du tabac, mais j’ai toujours peur d’une mauvaise visite. — Tu me dis ce que je peux faire pour t’aider ? Petit rire, puis — Oh, c’est tout simple… fais comme moi ! Nous commençons par vider les cendriers, les empilons sur le bar, puis essuyons les tables et les chaises que nous mettons sur les tables. Alignement général. Elle ramasse les quelques verres qui traînent et les dépose dans l’évier. — Ah, ça va plus vite à deux, merci bien. Ce moment m’a un peu apaisé, mais je me dis que je dois partir lorsqu’elle ferme la porte, fait descendre le rideau de fer et me dit : — Viens, on va reprendre un petit verre. Elle me montre la porte derrière le bar, éteint les lampes dans le bistrot, et nous nous retrouvons dans une pièce assez grande, avec un coin cuisine, une table ronde et un coin salon où nous nous installons devant nos verres et nos paquets de cigarettes. Elle apporte quelques cacahuètes, des olives farcies. Elle a pris soin de mettre en sourdine une musique douce, et nous babillons. Elle ne reparle pas de ma prof, laisse peu de place au silence, me questionne sur mes vacances, me raconte les siennes, sait trouver de nouveaux sujets. — Gérard, tu as dîné ? J’ai une petite faim. — Oui, oui, j’ai mangé, je vais te laisser, Ninette… Je n’ai pas le temps de me lever ! — Tu vas bien grignoter un ...
... petit morceau avec moi, tu ne vas pas m’abandonner maintenant ? Et elle se relève pour préparer. En fait, je me sens bien. Pourquoi ne pas profiter de ce moment où je sens venir un peu de sérénité, et je m’enfonce un peu plus dans le canapé. Elle revient et dépose sur la petite table devant nous un plateau de charcuterie et de fromage, une corbeille de pain et quelques serviettes en papier. Suivent deux verres, et une bouteille entamée de vin blanc. — On va s’installer ici, mais c’est à la bonne franquette. Je n’ai pas envie de faire la vaisselle, alors on mange avec les doigts. Elle saisit la bouteille : — Un petit Saint-Véran, ça te convient ? — Euh oui, mais peu ! J’ai l’impression d’avoir déjà beaucoup bu ! — Pas plus que moi ! Je me surprends à grignoter avec elle et la conversation repart : mon goût pour l’écriture, le théâtre, la musique, les spectacles de la MJC. Je découvre qu’elle a assisté à plusieurs concerts de notre chorale, qu’elle a aimé mon interprétation du duo du thé (un air de l’opérette « Le pays du sourire »). Il est un peu plus de minuit lorsque je surprends un petit bâillement qu’elle a du mal à cacher. — Il est tard, j’ai abusé de ta gentillesse, excuse-moi. Je te remercie de ce très bon moment qui m’a apaisé. Tu es fatiguée et je pense que ta nuit va être courte, tu fais aussi l’ouverture ? — Non ! Tu sais, j’ai un papa très courageux ! Quelle que soit l’heure où il arrête le taxi, il fait l’ouverture du bar ; il n’y a que rarement des ...