1. Aknor


    Datte: 04/05/2024, Catégories: fh, amour, pénétratio, historique, aventure, sf, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    ... recouverte d’une couche d’argile pour éviter rongeurs et incendies. Il faut attendre que tout cela sèche, repasser mille fois sur les fissures, avant de badigeonner le tout à la chaux. Le résultat les stupéfie : c’est net, clair et le moindre feu de cheminée rend la pièce vraiment plus chaude. On verra l’hiver prochain. En attendant, ils peuvent attaquer les autres pièces.
    
    Le chantier terminé, je peux réintégrer ma chambre et l’organiser. Mais d’abord, il me faut trouver la « fortune » familiale. Je cherche un bon moment, le travail du menuisier a été soigné. Grâce à mon couteau multiservice d’exploration, je finis par déceler une lame de parquet qui bouge, un peu. Eh oui, avec le lavage du sol et les travaux humides, le bois a gonflé. Après plus d’une heure d’efforts et divers bras de levier, la planche finit par se soulever, les autres viennent facilement. L’espace révèle un coffre de bois renforcé de métal, niché dans le creux d’une voûte du rez de cour, la cuisine probablement. Bouger ce coffre semble impossible, au point que je crois qu’il est scellé dans la pierre. En fait, non, il a dû être rempli sur place au fil du temps. L’ouvrir est un jeu d’enfant, les cadenas de l’époque sont presque ridicules de simplicité. Je suis déçu, je m’attendais à trouver un trésor de pirate, des milliers de pièces d’or. Il y a bien un peu d’or, mais peu, essentiellement des bijoux et des objets de culte, croix et ciboires. Quelques pièces aussi qui me semblent romaines, tout au fond. ...
    ... Tout le reste n’est que deniers en argent, des milliers, certainement plus de cent kilos. J’ignore ce que ça peut valoir, j’en prends quelques-uns dans mes poches et j’appelle Tristan.
    
    — Dis-moi, Tristan, sais-tu ce que c’est que ça, demandé-je en lui montrant une pièce ?
    — Oh ! Un denier ! C’est la deuxième fois de ma vie que j’en vois un.
    — Tu veux dire que tu n’en as pas ?
    — Ben non, pourrquoi fairre ?
    — Je ne sais pas, pour acheter des choses, à manger, des meubles, n’importe quoi ?
    — Ben non, ça nous serrt à rrien…
    — Mais comment fait-on pour acheter… un poulet par exemple ?
    — Ben… un beau poulet, on peut l’avoir pour quatre pigeons ou une jarrrre de lait, ou un frromage… ou ben encorre une jourrnée de trravail.
    — Et pour acheter des terres ?
    — Les terrrres ? Mais elles sont à vous, Monsieur le Comte.
    — Mais, les filles qui travaillent au château, comment je peux les payer ?
    — Les payer ? Mais… les payer de quoi ? Elles sont à vous aussi. Quand le seigneur vous mande pourr un trravail, on le fait et c’est comme ça. En plus, elles sont nourrrries et dorrment au sec…
    — Ah bon. Et les maçons, c’est pareil ?
    — Ben oui. Ils sont sur vos terrrres, ils utilisent des choses qui sont à vous, la terrrre, la paille, le sable… Le seul endrroit où que j’ai vu des deniers, c’est quand j’suis allé à la grrande foirre de Clerrmont avec Monsieur le Comte, y a vingt ans de ça. Trrois jourrs de voyage, un jourr pourr aller, un pourr rretourrner et un jourr à la foirre. Il ...
«12...343536...44»